
Le Luxembourg compte 25 personnes hospitalisées pour cause de Covid-19 dont cinq en soins intensifs. Des hospitalisations peu nombreuses, du moins par rapport à l'hiver ou au printemps derniers. Les hôpitaux ne sont pas vraiment soulagés pour autant. Le point sur la situation actuelle au Centre hospitalier d'Esch-sur-Alzette (CHEM). "Je peux vous dire que ça va encore, je tiens le coup. Mais d'autres collègues de travail vous diront peut-être autre chose. Elles sont fatiguées et elles voudraient bien passer à un rythme plus normal." Depuis le début de la pandémie, il n'y a plus de norme pour les infirmiers et infirmières comme Océane Arnoud.
Neuf patients Covid sont actuellement hospitalisés au CHEM, aucun en soins intensifs. Linda Bertolino, infirmière en chef de l'étage Covid: "La moyenne d'âge se situe entre 70 et 80 ans. Il s'agit de patients âgés qui ne sont pas vaccinés. Souvent ils habitent seuls et ont aussi des antécédents médicaux."
Des personnes vulnérables, souvent sans surveillance, qui sont passées à travers les mailles du filet de la campagne de vaccination. Ces derniers temps, le docteur Serge Meyer, directeur médical du CHEM, a toutefois remarqué que des patients plus jeunes doivent aussi être hospitalisés.
"Nous avons ici trois personnes qui ont entre 45 et 55 ans. Ce sont trois retours de vacances et aucune n'est vaccinée. Il y en a parmi elles qui souffrent de diabète ou de surpoids. Cela explique peut-être pourquoi ces gens sont arrivés à l'hôpital plus tôt, mais nous avons également eu des patients sans facteur de risque à l'hôpital."
Nicola Cumini, 52 ans, est un des patients actuellement pris en charge à l'hôpital d'Esch. Il a été testé positif au coronavirus début août: "Les dix premiers jours où j'ai eu le virus, j'étais plutôt mal, j'avais entre 38,5 et 39,5 de fièvre chaque jour, avec des suées, des fluctuations de température etc. Depuis mardi, je n'ai plus de fièvre et je me sens relativement bien. Sauf que je ne reçois pas assez d'oxygène, ça, je ne l'avais pas remarqué."
Nicola Cumini a été emmené à l'hôpital, parce que la saturation en oxygène dans son sang était trop basse et que son médecin traitant l'a remarqué.
Une hospitalisation dix jours après le début des symptômes ne serait pas inhabituelle, selon le Dr Meyer. Les patients jeunes restent habituellement plus longtemps à la maison avant que leur état devienne critique.
Les cas graves de la maladie auraient aussi diminué parmi les personnes vulnérables, d'après l'expérience du directeur médical du CHEM: "Il semble que la vaccination freine vraiment la maladie et que ces personnes ne doivent plus être hospitalisées. Je ne pense pas non plus que arriverons à une catastrophe telle qu'en novembre dernier, je ne pense pas que nous verrons quelque-chose de tel. Plutôt que nous allons voir quelque-chose plus tôt maintenant. Et ensuite j'espère nous allons nous stabiliser avec une normalité de hauts et de bas pour le reste de l'année et aussi l'année prochaine."
L'objectif est d'arriver à une phase 0, c'est-à-dire regrouper tous les patients Covid dans un seul hôpital du pays, le Centre national des maladies infectieuses au CHL. Il sera alors possible de revenir à la normalité dans les hôpitaux.
Le reportage de nos collègues de RTL: