Homme abattu à EttelbruckQuels sont les moyens de défense des policiers?

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Les images d'Ettelbruck sont encore dans toutes les têtes, de nombreuses questions subsistent après le coup de feu fatal tiré samedi en plein cœur de la ville.
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Il faudra faire toute la lumière sur les circonstances qui ont poussé un policier à tirer à bout portant sur un individu armé d'un couteau samedi à Ettelbruck. Comment sont préparés les agents à faire face à ce genre de situation extrême?

QUE S'EST-IL PASSÉ?

Ce 31 juillet, la police a ouvert le feu sur un individu suspecté de vol de voiture. Celui-ci avait d'abord menacé un conducteur à l'aide d'un couteau à Hosingen avant de lui prendre son véhicule et de se diriger vers Ettelbruck. Lancé dans une course-poursuite avec la police, il avait finalement été rattrapé par une patrouille.

Une fois sorti du véhicule, un couteau à la main, il avait tenté d'attaquer les officiers présents. L'un des agents de police a fait usage de son arme de service, blessant grièvement le fuyard. Celui-ci a été transporté à l'hôpital où il a succombé à ses blessures dans le courant de la soirée.

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Y AVAIT-IL UNE AUTRE SOLUTION?

Une situation compliquée pour le policier qui a fait usage de son arme de service et comme souvent dans ce cas-là, beaucoup de gens s'interrogent sur la possibilité d'une alternative au coup fatal. Pascal Riquier, président du syndicat de la police, souligne que de nombreuses personnes sous-estiment clairement ce genre de situation: "l'utilisation correcte d'un couteau sur une victime peut faire de gros dégâts, et peut également avoir une issue fatale".

Quels sont les autres moyens de défense d'un policier? Un taser peut être utilisé afin d'immobiliser une personne menaçante, mais cet objet ne semble pas non plus être la solution idéale selon Pascal Riquier: "La distance joue un rôle important, et il faut absolument toucher la cible au bon endroit, sinon cette solution ne fonctionne pas. Si ce cas de figure se produit lorsque l'on est attaqué avec un couteau, cela peut devenir vite dangereux". En plus de l'arme à feu, du spray au poivre et de la matraque, le taser représenterait effectivement une arme supplémentaire pour le policier.

Le ministre de la Police Henri Kox n'est pas non plus trop emballé par l'utilisation du taser, il préfère plutôt le volet de la prévention: "Les policiers sont formés pour désamorcer une situation compliquée, et donc immobiliser l'auteur s'il se montrait agressif". Le ministre a également commandé une étude en décembre dernier afin d'analyser l'usage de la force au sein de la police. Si certains changements doivent être apportés, cela sera fait.

Enfin, l'utilisation de caméras corporelles est également à l'étude, selon le ministre. Le président du syndicat salue cette idée et précise que "de toute façon, les policiers sont filmés en permanence par le public en cas d'intervention". Ces images sont généralement utilisées comme preuves, et dans le cas d'Ettelbruck, la direction générale de la police a demandé à tous les témoins d'envoyer leurs enregistrements.

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