
Ce samedi 4 février, l’édition 2023 de l’Autofestival prend fin. Dix jours de remise durant lesquels les concessionnaires auront fait de leur mieux pour lancer leur année. Sous le signe de la crise, une de plus, les marques espèrent rebondir après une année 2022 difficile.
En période d’inflation, quelles sont les meilleures formules pour changer de voiture? Faut-il se lancer dans un achat ou miser sur le leasing privé?
Chez Bilia Emond, concessionnaire BMW et Mini, on constate que les automobilistes misent surtout sur le crédit. “Que ce soit en banque ou chez nous, nos clients préfèrent prendre un crédit plutôt que de payer en cash” explique François Olivier, en charge du marketing de la marque. Même avec l’envolée des taux d’intérêt? “Il est encore un peu tôt pour faire un bilan, mais les clients ont encore de bonnes raisons de faire un crédit, même si les taux ont augmenté. La notion de propriété du véhicule reste importante.”
Pascal Driant, directeur général de Car Avenue au Luxembourg, confirme que 60% de la clientèle se finance auprès de la marque. Via un emprunt classique par exemple, mais surtout avec un “crédit ballon”. À savoir un premier apport, puis des mensualités. “C’est une formule qui permet de réduire les mensualités en comparaison du leasing” nous précise de son côté Anthony Kuntzinger, conseiller commercial chez Renault Luxembourg.
En fin de contrat, le client peut ensuite choisir entre l’obtention complète du véhicule, moyennant un dernier loyer, ou bien renoncer à la voiture et partir vers un autre modèle, avec un nouveau financement. “De nombreux clients apprécient de pouvoir changer de modèle après quatre ou cinq ans” avance-t-il. Une durée courante pour ce financement.
Mais que ce soit avec un crédit classique ou en “ballon”, il est toujours possible d’y ajouter des services, nous explique le conseiller de Renault Luxembourg. Extension de garantie, contrat d’entretien par exemple...
À l’inverse de l’achat, qui nécessite de débourser immédiatement plusieurs milliers d’euros, la location longue durée (aussi appelée leasing ou private lease), semble être une formule plus confortable. Elle permet en effet d’obtenir un modèle récent avec une mensualité réduite, un kilométrage déterminé et une durée fixée à l’avance, assurance, pneus et entretien compris. Une formule tout-en-un donc, “selon la volonté du client” nous fait savoir Renault Luxembourg. Une fois le contrat terminé, l’automobiliste peut ensuite louer un nouveau modèle, avec une nouvelle technologie et de nouvelles mensualités.
Le leasing semble séduire davantage une clientèle désireuse d’acquérir un modèle électrique. “L’aide gouvernementale de 8.000€ est déduite et permet de réduire les mensualités” confirme Olivier François pour Bilia Emond.
C’est effectivement l’astuce pour que les frontaliers puissent eux aussi profiter de la prime luxembourgeoise de 8.000€. Un vrai plus pour accéder à une technologie plus coûteuse que du thermique.
Même constat chez Car Avenue, qui compte six concessions au Luxembourg: “Depuis 2022, la location longue durée a vraiment décollé. Surtout pour une voiture électrique, subventionnée à 8.000€.” Ce qui n’empêche pas de trouver des offres de leasing pour une motorisation classique, rappelle-t-on chez Renault.
L’avantage principal de cette location reste “ses mensualités faibles, fixées à l’avance”, sans avoir “la crainte de devoir revendre le véhicule à un prix qui pourrait changer. Le client se dit: “Je peux rouler tranquillement puis avoir un nouveau véhicule plus moderne"" commente Pascal Driant. Il devra simplement s’habituer à ne plus posséder le véhicule. “Ça a été plutôt dur pour les clients de ne pas être propriétaires du véhicule mais la tendance est en train de basculer. De plus en plus d’automobilistes préfèrent payer simplement l’usage de leur voiture.”