Procédure de sauvegardeQue se passe-t-il aux Galeries Lafayette?

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Plusieurs Galeries Lafayettes ont été placées en procédure de sauvegarde en France. Au Luxembourg, l'enseigne située au Royal Hamilius n'est pas concernés.
© AFP

Le tribunal de commerce de Bordeaux a placé mercredi en procédure de sauvegarde les grands magasins Galeries Lafayette détenus par Michel Ohayon, tout en prononçant une salve de redressements judiciaires pour d'autres sociétés de l'homme d'affaires.

La procédure de sauvegarde s'adresse aux entreprises dont la trésorerie n'est plus suffisante pour régler leurs dettes mais qui ne sont pas encore en cessation de paiements. En l'occurrence, elle concerne les SAS Hermione Retail, Hermione TPR et Hermione Outlet. Ces sociétés regroupent vingt-cinq magasins et un "outlet" sous enseigne Galeries Lafayette en France, totalisant 1.109 salariés.

Les salariés de ces magasins s'inquiétaient pour leur avenir depuis la liquidation de Camaïeu et le redressement judiciaire de Go Sport, deux enseignes également détenues par l'homme d'affaires.

Pas d'inquiétude toutefois au Luxembourg. La direction de l'enseigne Galeries Lafayette du Royal Hamilius a confirmé ne pas être impliquée: "Cette situation perturbante et désolante ne concerne en rien votre magasin Galeries Lafayette du Luxembourg et galerieslafayette.com."

QUE VA DONNER LA PROCÉDURE EN FRANCE?

Les représentants du personnel avaient exercé leur droit d'alerte fin décembre et la CFDT avait lancé un appel au débrayage la semaine dernière. "Cette décision est une bonne nouvelle pour les salariés de l'entreprise, pour ses partenaires économiques et pour les communes d'implantation des magasins", a commenté dans un communiqué la Financière immobilière bordelaise (FIB), holding de tête des actifs de Michel Ohayon.

"Elle va permettre aux dirigeants de l'entreprise d'élaborer et de déployer un plan de sauvegarde qui permettra de maintenir l'activité, de préserver l'emploi et d'apurer le passif, ceci sous la protection du tribunal", a ajouté la société.

Une période d'observation de six mois a été fixée."Reste à savoir comment cela finira, entre redressement judiciaire, liquidation ou, ce qu'on espère, plan de continuation ou de cession", a déclaré au sortir de l'audience Me Stéphane Kadri, qui représente les salariés des magasins concernés.

Selon lui, la situation - que Michel Ohayon qualifie globalement de "saine" - varie en réalité beaucoup d'un magasin à l'autre et les acquéreurs potentiels ne devraient pas se bousculer. Des cessions "ne sont pas envisagées à date", a affirmé Me Baptiste De Fresse de Monval, un des avocats de l'homme d'affaires.

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