
Une étude de l'Administration de la gestion de l'eau est en cours, qui analyse le potentiel d'une rétention des eaux au Luxembourg. Les premiers résultats sont attendus en début d'année prochaine.
L'étude est menée dans le cadre d'un cadastre qui doit fixer ces zones de rétention. Dans une première phase, des zones de rétention disponibles pour faire baisser, si nécessaire, le niveau des 17 cours d'eau considérés à risque d'inondation au Luxembourg, ont été retenues. La prochaine étape consistera à déterminer si des terrains, qui sont historiquement régulièrement inondés, peuvent être rattachés à ces cours d'eau.
Cela devrait non seulement améliorer nettement la qualité de l'eau au Grand-Duché, mais aussi les capacités de rétention des eaux en cas d'averses importantes, selon le ministère de l'Environnement.
Dans une récente interview, la ministre Carole Dieschbourg a déclaré: "Nous avons mis l'accent sur les renaturations. Depuis 2015, environ 24 kilomètres de cours d'eau ont été renaturés."
Plusieurs projets de renaturation sont encore prévus, particulièrement pour la Sûre et l'Alzette. Ainsi à Hesperange. Le bourgmestre, Marc Lies, en a eu de bonnes expériences jusqu'à présent:
"Les travaux, qui ont notamment été réalisés il y a six ans à Itzig, ont beaucoup apporté. Le cours d'eau local a été renaturé. Il passait sous une cité et il a été canalisé là. En cas de fortes pluies, cette cité était régulièrement inondée. Les travaux ont définitivement réussi leur baptême du feu. Il n'y a plus eu aucun problème à cet endroit le mois dernier."
Mais dans de nombreuses communes, le problème est effectivement le terrain pour renaturer. Ce dernier appartient souvent à un propriétaire privé. Les communes devraient toutefois déjà apporter leur aide au niveau des plans.
"Lors de la planification de nouvelles cités, ces surfaces de débordement doivent être intégrées dès le départ. Cela entraîne plus de qualité de vie." “
Une qualité de vie qui doit être entretenue. Les surfaces renaturées ne doivent pas être maintenues propres par la commune, mais par l'Administration de la gestion de l'eau, selon la mairie d'Hesperange.
A Mersch, l'an dernier, les responsables communaux se sont clairement exprimés contre un projet de renaturation autour de l'Alzette. Le bourgmestre, Michel Malherbe:
"Nous avons un très beau parc de 17 hectares à Mersch. C'est un des plus beaux endroits de Mersch. Si nous parlons de renaturation, cela signifie que le parc sera divisé en deux par un fossé et cela nous ne l'acceptons pas."
Trop de mauvaises expériences auraient été vécues par le passé avec les administrations concernées. Notamment:
"Si vous parlez de Mersch, vous savez que nous avons trois cours d'eau. L'Alzette, la Mamer etl'Eisch. Et la Mamer est aussi une partie du parc. Là cela fait déjà dix ans que nous sommes en train de renaturer. Et notre commune a dit que nous allions faire quelque-chose. Pas plus tard que la semaine dernière, on nous a dit qu'il allait se passer quelque-chose. Mais cela je le croirai seulement quand je verrai les plans et les pelleteuses qui commenceront."
Dans le cas de Mersch, une renaturation de l'Alzette aiderait aussi seulement sous certaines réserves en cas d'inondations. Il s'agit d'une option qui n'est malheureusement pas un remède.