Projet franco-allemandProduire davantage de batteries européennes? Le Luxembourg ne peut pas suivre

Thomas Toussaint
Alors que la France et l'Allemagne viennent de lancer un projet commun de fabrication de batteries électriques, le Luxembourg admet ne pas pouvoir s'y joindre.
© KAZUHIRO NOGI / AFP

Avec leur "Airbus des batteries", l'Allemagne et la France vont tenter de rattraper leur retard sur la concurrence asiatique. Ou plutôt, ils vont tenter de rattraper le retard de l'Europe.

En mai, les deux pays voisins se sont entendus pour investir cinq à six milliards d'euros dans un consortium pour faire de l'Europe une puissance industrielle du secteur. Pourquoi? Parce qu'aujourd'hui, à l'aube de l'ère de la voiture électrique, 90% des batteries sont produites en Asie. Un quasi-monopole qui fait peur aux industriels du continent, soucieux de ne pas rester dépendant quand le boom de la voiture électrique arrivera.

En plus des financements publics français, allemands et européens, plusieurs géants de l'énergie et de l'automobile vont abreuver en gros sous le projet. Et d'autres pays (Italie, Pologne, Autriche...) sont intéressés pour rejoindre le projet, avançait en mai Libération.

Interrogé par Mars Di Bartolomeo (LSAP) sur une éventuelle participation du Luxembourg, le ministre de l'Économie Étienne Schneider n'a pu qu'annoncer que le Luxembourg ne pourrait pas suivre la cadence. À l'heure actuelle, "nous ne disposons ni d'une masse critique d'entreprises, ni des ressources financières et humaines requises pour assumer un rôle proactif dans le cadre d'un projet d'une envergure comme "l'airbus des batteries"" a avancé le ministre.

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