
L'agent a présenté les indices incriminant l'inculpé de mardi à jeudi. Ce dernier est condamné pour le meurtre de son ancienne petite-amie. Les propos de l'inculpé avaient déjà changé deux jours après les faits, selon le policier.
Les informations de géolocalisation ont démontré que l'inculpé avait effectué plusieurs trajets le soir précédent le meurtre alors qu'il n'en avait pas fait part aux enquêteurs. Il a également fourni des informations erronées comme le fait qu'il s'était rendu en Allemagne le matin suivant les faits alors qu'il avait d'abord déclaré se trouver au Luxembourg. L'après-midi du même jour, il avait été localisé non loin de l'endroit où avait été retrouvé le cadavre d'Ana Lopes près de la frontière française, selon l'enquêteur.
Les données téléphoniques du téléphone portable de la victime n'ont pas réellement pu être exploitées car il ne restait pratiquement plus rien de l'appareil. Les données du téléphone de l'inculpé ont permis de découvrir qu'il avait reçu un SMS de la part de sa mère peu après 3h du matin et qu'il y a répondu environ trois heures plus tard mais les deux messages ont été effacés. L'internet mobile n'a, contrairement aux autres jours, pratiquement pas été utilisé le jour du meurtre.
Des colliers de serrage en plastique similaires à ceux retrouvés sur les lieux présumés du meurtre à Bonnevoie ont également été retrouvés sur le lieu de travail de l'inculpé.
En outre, des anciennes compagnes de l'inculpé ont toutes souligné un comportement autoritaire de l'individu qui précise avoir passé la nuit du meurtre chez lui. Ses parents et sa sœur ont fait des déclarations qui vont d'ailleurs dans ce sens.
La première des quatre semaines de ce procès devrait se terminer vendredi.