ExplicationsPourquoi le télétravail coince-t-il davantage avec les frontaliers?

RTL Infos
Pour les professions qui le permettent, le télétravail est de plus en plus demandé, notamment via une pétition. Syndicats et employeurs se disent désormais favorables à ce dernier, mais avec certaines réserves.
© Didier Weber / RTL

Le télétravail entraîne cependant de nombreuses complications, notamment pour les frontaliers. Employeurs et syndicats confirment qu'il existe de nombreuses contraintes au niveau de la réglementation relative aux contributions et à la sécurité sociale.

Actuellement, un travailleur frontalier au Luxembourg, selon qu'il habite en Belgique, en France ou en Allemagne, ne peut pas télétravailler plus de 19 jours, respectivement 29 et 34 jours. S'il dépasse cette limite, il est imposé dans le pays où il est domicilié. Au niveau de la sécurité sociale, c'est au maximum 25% du temps de travail qui peut être télétravaillé.

Les syndicats souhaitent que ces plafonds soient augmentés. Les employeurs n'y sont pas opposés, mais soulignent qu'il faudrait maintenir la flexibilité.

-> -La CGFP appelle le ministère des Finances à trouver des règles équitables pour le télétravail
    -Télétravail des frontaliers: Quand le Luxembourg inspire une pétition en France.

Tout cela doit être négocié avec les régions limitrophes, respectivement avec les exécutifs nationaux des pays voisins ou au niveau européen. Les régions limitrophes affirment souvent qu'elles doivent payer des infrastructures pour les frontaliers. Du côté luxembourgeois, il est souvent dit que les régions voisines profiteraient aussi des frontaliers, car le chômage y serait ainsi moindre et les frontaliers auraient plus d'argent à dépenser dans le pays où ils résident.

© Didier Weber / RTL

Le reportage de RTL en luxembourgeois:

Patronat a Gewerkschaften net géint méi Teletravail, mee...
Teletravail gëtt - fir déi Beruffer, déi et erméiglechen – ëmmer méi gefrot, notamment via eng Petitioun.

Back to Top
CIM LOGO