
Le syndicat des banques et des assurances, plus connu sous l'acronyme ALEBA, a pris position ce jeudi par rapport à la généralisation du Covid-Check sur le lieu de travail.
Dans un communiqué envoyé à la presse, l'association affirme qu'implémenter ce système en entreprise "devient incontournable". Cependant, elle souligne que le processus doit se faire "sans négliger les intérêts de tous les salariés".
Rappelons que le gouvernement luxembourgeois prévoit d'imposer le Covid-Check au travail par le biais de la nouvelle loi Covid qui a d'ores et déjà été âprement critiquée.
Dans ce contexte, l'ALEBA souligne le besoin de "trouver une solution alternative de travail" pour les salariées qui ne pourront pas fournir de Covid-Check valide. "Personne ne doit être discriminé ou stigmatisé (...) et ils ne pourront en aucun cas être licenciés" soutient le syndicat ce jeudi.
Dans la pratique, les salariés concernés devront "avoir libre accès à leur lieu de travail" et pouvoir se faire tester "gratuitement" en entreprise. L'ALEBA insiste également sur "l'efficacité et la flexibilité du télétravail" et plaide pour "deux jours de télétravail pour tous".
Le syndicat espère d'ailleurs que les gouvernements du Luxembourg et des pays voisins pourront faire "évoluer les lois au plus vite" pour permettre aux non-résidents de profiter de ces deux jours "sans contrainte fiscale ou sociale".
L'association souligne l'utilité du télétravail en termes de "bien-être des salariés", "d'emprunte carbone" et d'adaptation "aux nouveaux usages digitaux". "De nombreux salariés ont télétravaillé pendant pratiquement 2 ans et ainsi permis le fonctionnement des entreprises du pays. L’efficacité et la flexibilité du télétravail n’est plus à démontrer" écrit l'ALEBA.
Le syndicat a profité de l'occasion pour demander l'organisation d'une rencontre avec le gouvernement luxembourgeois "afin d'établir des usages viables post-crise sanitaire".
Reste à savoir si ce message sera entendu des représentants gouvernementaux du Luxembourg et des pays voisins.