
La plateforme, qui est composée de plusieurs ONG, salue les ambitions politiques mais se pose de réelles questions sur l'efficacité des initiatives. Selon eux, les responsables politiques n'ont pas fourni assez de détails.
Après tout le temps passé à discuter et à travailler sur les études réalisées par Rifkin d'un côté et les ONG de l'autre, le plan climat et la loi pour la protection du climat ne sont pas assez complets.
Raymond Aendekerk de "Votum Klima": "le plus important est d'entraîner les différents secteurs dans leurs ambitions et leurs buts. Combien de pourcents et quelles mesures sont nécessaires dans l'économie, ou le transport sans oublier les énergies fossiles utilisées dans l'agriculture ou dans le logement afin d'arriver à une réduction d'ici à 2030. Il nous manque toutes les données des ministères avec leurs propres interlocuteurs sur le terrain".
Les chiffres concrets sont aux abonnés absents, ce qui inquiète beaucoup d'acteurs dans le secteur.
Selon lui, "une polémique a été lancée sur fond d'impôt sur le CO2, qui n'est pas assez élevé. Il aurait été préférable d'annoncer les différentes mesures à l'avance, ce qui aurait permis aux gens de s'y identifier et d'éviter qu'ils se disent qu'ils vont encore devoir payer pour les autres et que cela n'a de toute façon aucun sens".
Une des critiques de "Votum Klima" sur le plan climat concerne certaines pratiques qui ne sont absolument pas remises en question. Par exemple, que personne ne parle d'adapter ou de modifier le modèle économique et social du pays, sans quoi la situation ne pourra pas avancer.
Raymond Aendekerk ne comprend pas comment "le plan climat pourrait être appliqué avec une croissance économique de 3-4 pourcents. Les ONG n'y voient que des complications et se demandent où les ministères arrivent à trouver ne fut-ce qu'une lueur d'espoir d'aboutir et de s'en sortir".
On note un manque de transparence et de clarté, selon la plateforme qui espère obtenir de plus amples indications de la part du Gouvernement.