
Neuf personnes "directement liées au Luxembourg" étaient toujours bloquées à Kaboul ce lundi. Malgré les efforts déployés par les autorités, il a été impossible de leur faire rejoindre l'aéroport, très difficile d'accès en raison d'un flux énorme de réfugiés. Surtout, de nombreux incidents ont été signalés dans le secteur.
Plusieurs personnes ont déjà été tuées dans des circonstances souvent troubles autour de l'aéroport. Lundi, des soldats américains et allemands ont échangé des tirs avec des inconnus lundi à l'aéroport de Kaboul où, au vu de la situation chaotique, le président Joe Biden pourrait accepter de maintenir des troupes au-delà de la date prévue du 31 août.
Ce lundi midi, la Direction de la défense a confirmé à RTL qu'un deuxième pilote de l'armée luxembourgeoise avait été envoyé à Islamabad, la capitale du Pakistan. Au sein de la mission belgo-luxembourgeoise, il sera chargé de voler sur un avion C-130 afin de rapatrier davantage de personnes d'Afghanistan.
Samedi, le ministre des Affaires étrangères avait expliqué comment, en dépit de l'aide française, le retour de ces Luxembourgeois n'avaient pas pu être mené à bien. "Les autorités françaises nous ont directement offert des places pour un vol, mais ça n'a pas marché" avait regretté le ministre. Car en coulisses, les efforts diplomatiques se multiplient pour extraire ces neuf personnes du pays. "Nous faisons tout ce que nous pouvons. Notre avion l'A400M est toujours stationné à Islamabad et nous espérons que suffisamment de gens puissent être transférés de Kaboul à Islamabad pour rentrer".
Toujours samedi, le ministre avait évoqué un convoi allemand qui pourrait leur permettre de rejoindre l'aéroport et de retrouver le Grand-Duché.
Ce lundi matin, la Belgique a annoncé l'arrivée près de Bruxelles de deux avions transportant au total 226 personnes exfiltrées de Kaboul - principalement des Afghans et leurs familles.