
Au cours des quatre dernières années, onze crèches du Luxembourg ont perdu leur agrément parce qu'elles ne remplissaient plus certains critères prescrits par l'État.
D'après le ministre de l'Enfance et de la Jeunesse, Claude Meisch, toutes les structures concernées étaient privées et implantées dans le centre du pays, sauf deux dans le sud et l'est.
Sur quatre ans, cela représente 300 places en crèche perdues, a déclaré le ministre dans une réponse à une question parlementaire de la députée Françoise Hetto-Gaasch (CSV). Tout en prenant en compte qu'"une place peut être occupée par plusieurs enfants". "Au total, plus de 300 enfants ont été touchés par les fermetures."
Selon le ministre, plusieurs des crèches ne respectaient pas la capacité d'accueil autorisée. Il y a également eu des problèmes d'infrastructure concernant les règles de sécurité ou d'hygiène. Une surface d'accueil trop petite par rapport au nombre d'enfants présents par exemple.
Ce qui implique de réduire le nombre d'enfants accueillis. Mais aussi l'utilisation de salles non autorisées ou la prise en charge non autorisée d'enfants d'une certaine tranche d'âge. La correction d'écarts d'infrastructure ou d'hygiène représentent évidemment un investissement important pour les établissements.

Le mois dernier, le journal L'Essentiel signalait la fermeture de trois crèches pour non-renouvellement de leur agrément. Ces trois crèches sont toutes gérées par le même gestionnaire, qui possède sept structures.
Pourquoi l'agrément des trois crèches n'a pas été renouvelé? La gérante, Carine Jouante, n'a pas souhaité s'exprimer concrètement sur le sujet. Selon elle, il y aurait eu des divergences avec le ministère. Des problèmes d'infrastructure pourrait expliquer la décision des autorités. L'affaire est aujourd'hui devant la justice.
Alex Folscheid, Premier conseiller au ministère de l'Education, assure toutefois qu'une décision de fermeture ne se produit pas du jour au lendemain. Pendant deux ans, le ministère avait prévenu les exploitants des crèches qui ont perdu leur agrément, qu'ils n'étaient pas en règle et qu'ils devaient se mettre en conformité. Cela ne s'étant pas passé, la décision a dû être prise de ne pas renouveler leur agrément.
Une fois l'établissement mis en conformité, le prestataire peut obtenir un nouvel agrément. En revanche, si une crèche est reprise par un autre exploitant, ce dernier a besoin d'un nouvel agrément, pour lequel les derniers critères de qualité en date doivent être remplis. Or ces derniers ont été durcis ces dernière années, surtout en ce qui concerne les locaux, selon Alex Folscheid.