
On a appris mardi qu'il n'y aurait pas d'obligation généralisée du port du masque dans les écoles à la rentrée. Selon des informations RTL, le ministre de l'Education, Claude Meisch, l'aurait déclaré lors de réunions avec les représentants des syndicats. Ce dernier ne souhaiterait pas non plus la généralisation de l'obligation de dépistage, telle qu'elle existe en Sarre, par exemple. Cette mesure risquerait de désavantager les enfants socialement défavorisés. Les salles de classe ne devraient pas être équipées de purificateurs d'air, l'aération des locaux étant suffisante.
Le président du syndicat des professeurs de la CGFP, Raoul Scholtes, considère qu'il est loin d'être idéal qu'à l'avenir il n'y ait plus d'obligation généralisée de porter un masque dans les établissements scolaires. Ce faisant, le ministre ne présente actuellement que des options et pas un projet ficelé, comme par exemple sur le sujet des tests. Il y aurait un seul test de dépistage par semaine et plus souvent, si le virus est présent dans la classe, mais cela n'est pas imposé. "Ce serait cependant seulement un pari sur l'évolution future de la pandémie," dit Raoul Scholtes. "Il faut alors espérer que cela se terminera bien dans l'intérêt du ministère et surtout de la communauté scolaire. Tout comme nous avons une obligation scolaire, nous avons également le devoir de veiller à ce que l'enseignement se déroule en toute sécurité."
C'est pour cette raison que plusieurs Länder allemands auraient instauré l'obligation de test. "Les masques étaient obligatoires jusqu'à présent et le test rapide était juste le test nasal. Nous voudrions en fait apporter plus de normalité avec plus de sécurité en classe, le ministre voudrait principalement la "normalité"". Nous devons maintenant vivre avec cela, mais pas très bien, ni très sereinement. Et cela aussi seulement, "tant que les chiffres seront aussi bas, qu'ils le sont à présent". Si les chiffres augmentent, il faudra évidemment réagir et ne pas attendre comme l'année dernière, que cela mène pratiquement à l'effondrement du système.
A propos de la déclaration de Claude Meisch, qu'une obligation de dépistage pourrait désavantager les enfants socialement défavorisés, Raoul Scholtes déclare que le ministre présuppose ici que tous les gens qui ne se sont pas fait dépister jusqu'à présent, sont issus d'un milieu socialement défavorisé. On peut toutefois en douter, selon le président de la Féduse. Il y aurait également l'option des cours à distance (le "homeschooling") si quelqu'un ne veut pas se faire tester. Le système a déjà fonctionné avec certains enfants qui étaient en quarantaine. Nous nous adapterons à ce que voudra le ministre, même si nous ne sommes pas très sereins actuellement.
Tant les syndicats de professeurs que les syndicats d'enseignants avaient réclamé des purificateurs d'air. Claude Meisch a rejeté cette demande avec les mêmes arguments que l'année dernière. Les détecteurs de CO2 et l'aération seraient suffisants, aurait dit le ministre. "C'est un réconfort et une joie anticipée pour tous ceux qui, l'année dernière, ont vécu l'hiver froid dans la salle de classe." Des filtres supplémentaires donneraient un faux sentiment de sécurité, argumente le ministère. Pour les professeurs, c'est comme dire "qu'on ne veut pas de ceinture de sécurité de peur de rouler trop vite."