René Winkin"Nous devons miser davantage sur les économies d'énergie"

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Mardi matin, le directeur de la FEDIL, la Fédération des industriels luxembourgeois, était l'invité de la rédaction de RTL.

Un embargo sur le pétrole signifierait certainement des prix plus élevés et aussi un potentiel d'inflation supplémentaire. Il faudrait le craindre, même si nous sommes moins dépendants du pétrole que du gaz russe, a déclaré mardi sur RTL René Winkin, le directeur de la FEDIL, la Fédération des industriels luxembourgeois.

Un embargo sur le gaz serait plus compliqué à aborder, car il serait plus difficile de remplacer le gaz que le pétrole. Des pays particuliers tels que l'Allemagne et l'Autriche seraient fortement dépendants du gaz russe, parce qu'ils reçoivent le gaz principalement par pipeline et là, il ne serait pas si facile de changer pour la voie maritime, c'est-à-dire pour des navires.

Il serait grand temps de parler de la manière d'économiser le gaz et dans quels secteurs, a déclaré le directeur de la FEDIL à propos de la proposition du ministre de l'Energie, Claude Turmes, de faire des économies de gaz dans toute l'Europe afin d'en stabiliser le prix. Même s'il n'y a pas d'embargo sur le gaz, le risque existerait que Moscou ferme le robinet. C'est pourquoi il faut réfléchir à sortir de la dépendance au gaz russe. En Europe, 40% du gaz provient de Russie. Des alternatives seraient recherchées, mais nous ne parviendrons jamais à tout couvrir. Il y aurait toujours une partie pour laquelle nous ne savons pas d'où elle doit venir. Par conséquent, nous devrions tenter de gagner cette partie par des économies de consommation. Il y aurait par exemple un potentiel au niveau du chauffage et de l'industrie.

Et si le gaz devait venir à manquer pendant les mois d'hiver, il faudrait évidemment d'abord réaliser des économies dans l'industrie, d'après René Winkin.
La recherche d'alternatives irait aussi dans le sens de la transition énergétique, car souvent on passerait du gaz à des solutions électriques ou aussi à des énergies alternatives. Cela irait dans le sens d'une décarbonation, selon le directeur de la FEDIL

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