Jean Asselborn"Nous avons besoin d'une structure parallèle pour l'accueil des réfugiés ukrainiens"

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C'est ce qu'a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, mercredi matin lors d'une conférence de presse.
© René Pfeiffer

La procédure pour l'immigration, qui existe ici, ne doit pas être impactée. En plus des capacités déjà créées pour accueillir les réfugiés en provenance d'Ukraine, un autre site pourrait être utilisé afin d'héberger 500 à 1.000 personnes. Si le ministre ignore encore où ce serait, il explique que les autorités préfèreraient que les personnes soient rassemblées en un lieu afin de faciliter la coordination. Il serait toutefois difficile pour l'instant d'estimer combien de réfugiés vont encore arriver et combien de personnes pourront être hébergées au domicile de particuliers. Le ministère de la Famille gère les demandes des volontaires pour accueillir des réfugiés chez eux et contrôle ces familles.

Au reproche qu'une soixantaine de personnes ont dû quitter précipitamment la structure d'hébergement d'urgence au Kirchberg (Shuk) pour faire place aux réfugiés arrivant d'Ukraine, le ministre des Affaires étrangères a répondu qu'il serait plus facile de regrouper les gens. A présent, le premier accueil des personnes qui ont dû quitter l'Ukraine, peut être organisé au Shuk.

Signaler les initiatives privées et se faire enregistrer...

Jean Asselborn a aussi appelé à signaler préalablement toute initiative privée, par exemple pour aller chercher des réfugiés avec des bus privés. En cas de non-signalement aux autorités, il y aurait un risque que ces gens arrivent au Luxembourg et qu'aucune place d'hébergement ne soit prévue pour elles. Toutes les initiatives doivent par conséquent être annoncées au préalable, afin d'éviter le chaos.

Le ministre a ajouté que 400 personnes qui sont encore en Ukraine, souhaitent venir au Luxembourg.

A celles qui sont déjà arrivées au Luxembourg, le ministre des Affaires étrangères a rappelé qu'elles devaient se faire enregistreret ensuite attendre un rendez-vous afin de se voir accorder la protection temporaire. Cette protection vaut pour ceux qui vivaient en Ukraine au moment du déclenchement de la guerre. Elle sera valable jusqu'au 4 mars 2023. Selon les estimations du ministère, la procédure prend environ deux heures par personne. Le Bureau de l'immigration devrait pouvoir accueillir une quarantaine d'adultes par jour.

Les autorités luxembourgeoises aideraient également les ressortissants de pays tiers qui résidaient en Ukraine, et qui veulent retourner dans leur pays d'origine.

...pour obtenir la protection temporaire

La protection temporaire donne droit à un travail, un hébergement, une prise en charge médicale ainsi qu'à des aides pour des vêtements. Le ministère de l'Education est en train de voir comment la scolarisation des enfants pourra être garantie.

Une prise en charge psychologique est également prévue, car la situation serait traumatisante surtout pour les enfants qui ont du abandonner leur père. En effet, l'Ukraine a mobilisé les hommes de 18 à 60 ans, qui ne peuvent donc quitter le pays.

En ce qui concerne les animaux domestiques, les foyers publics n'acceptent malheureusement pas les animaux. L'Office national de l'accueil (ONA) va toutefois veiller à la prise en charge de ceux-ci. Il serait compréhensible que dans une situation si difficile, les gens et surtout les enfants ne veuillent pas se séparer de leur animal.

Jean Asselborn a encore précisé que ni le Luxembourg, ni l'OTAN ne sont en guerre avec le peuple russe. Il ne faudrait en aucun cas en arriver à ce que la communauté russe soit discriminée au Luxembourg.

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© René Pfeiffer

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