
L'homme politique du CSV a expliqué au micro de RTL que "la police devra trancher au cas par cas, s'il s'agit de bandes organisées ou de personnes isolées qui mendient", tout en soulignant "un très bon échange jusqu'à présent avec les forces de l'ordre". Deux entrevues ont déjà eu lieu entre les responsables communaux et la police, ce sera à la dernière de s'organiser en interne afin de mettre en application l'interdiction de la mendicité et les expulsions finalement validées par le nouveau ministre des Affaires intérieures Léon Gloden.
L'échevin a exprimé sa confiance en la police "qui agira sans aucun doute en âme et conscience afin de prendre la bonne décision sur le terrain".

Une campagne d'information est en cours sur le territoire de la capitale afin d'informer les sans-abris qui sont accompagnés par les assistants sociaux. À partir de la mi-janvier, les personnes qui mendient à certains endroits et à certaines heures pourront écoper d'un procès-verbal. Maurice Bauer souligne cependant que seules les bandes organisées et les mendiants agressifs sont visés par cette nouvelle mesure, "pas les personnes qui sont assises calmement dans la rue".
"Ce n'a pas été la décision la plus facile à prendre, mais nous avons été submergés de plaintes suite à des comportements relativement agressifs de la part de certains mendiants. C'est aussi un message que nous souhaitons faire passer, on voit déjà moins de bandes organisées dans les rues de la capitale depuis l'annonce de cette interdiction", relate Maurice Bauer.
Il a également rappelé que la ville de Luxembourg propose une palette de services sociaux qui peuvent venir en aide aux plus pauvres. Un budget de 44 millions d'euros par an y est d'ailleurs consacré.
Le premier échevin sait aussi que ces amendes infligées aux personnes vivant dans la pauvreté sont dures à assumer, mais les responsables communaux espèrent qu'aucun procès-verbal ne devra être dressé.
"Notre but est réellement d'éradiquer la mendicité agressive dans la capitale, que ce phénomène disparaisse de nos rues. Alors tous les moyens pourraient être utilisés afin d'aider les personnes qui en ont le plus besoin", conclut Maurice Bauer.