Seulement un salarié sur quatre est luxembourgeoisCinq choses à savoir sur le monde du travail au Luxembourg

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À la veille du 1er mai, le Statec a dévoilé un panorama sur le monde du travail luxembourgeois. Voici cinq infos à retenir.
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1. Les Luxembourgeois ne représentent qu'un quart des salariés

Avec 262.000 résidents pour 232.000 frontaliers, le marché du travail luxembourgeois est déjà l'un des plus atypiques d'Europe : 47% des salariés sont des frontaliers. Selon le Statec, seul un quart des 494.0000 salariés du pays ont la nationalité luxembourgeoise.

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2. Les Français plus nombreux que les Belges et les Allemands

Dans le contingent de frontaliers, ce sont les Français qui sont les plus nombreux : fin 2025, ils étaient 129.000 à passer la frontière chaque jour. Plus que les Belges (52.000) et les Allemands (51.000) réunis. Mais comme le Statec l'expliquait dans une précédente publication, les Français ont beau être les plus nombreux, ils sont aussi... les moins bien payés.

3. Les horaires de bureau, ce n'est pas la norme

L'horaire "typique" de travail n'est pas le plus répandu. D'après le Statec, les fameux horaires de bureau (8h-17h) ne concernent en fait qu'un salarié sur trois. La majorité est en fait occupée sur des horaires décalés. Plus d'un salarié sur trois travaille en soirée (après 18h). On compte encore 29% des résidents actifs le samedi et 21% le dimanche. C'est le cas dans les secteurs de services (horeca notamment) mais aussi l'agriculture ou le commerce. En revanche, les secteurs de la finance et des assurances, mais aussi de la communication, "semblent peu solliciter leurs employés les jours de week-end".

4. Vie familiale : les femmes souvent mises à contribution

La publication du Statec montre que certaines habitudes ont la vie dure. C'est le cas pour les congés familiaux (parental et de naissance) : 77% des femmes installées dans le pays en ont déjà pris un, contre seulement 48% des hommes. "Ainsi, les hommes sont non seulement moins nombreux à prendre un congé familial, mais le prennent aussi pour une durée plus courte que les femmes."

Le constat s'étend aux diverses interruptions de travail (pour assurer la garde d'un enfant ou la prise en charge d'un proche) : 61% des femmes ont dû s'adapter, alors que moins de la moitié des hommes a fait évoluer sa situation professionnelle pour cette raison (45%).

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5. Plus d'une personne sur trois télétravaille

La crise sanitaire est loin mais certains de ses effets se sont installés dans la durée. C'est le cas du télétravail. Lors de l'année 2025, environ 36% des personnes occupées télétravaillent occasionnellement. La grande majorité y a recours au moins un jour par semaine.

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