
"En tant qu’organisation humanitaire d’urgence, notre priorité est d’apporter une assistance médicaleaux populations les plus vulnérables à travers le monde",rappelle le Dr Guy Berchem, président de MSF Luxembourg.
Et cette crise sanitaire montre que, même dans les systèmes de santé les plus avancés, la pression est intense et difficile à gérer. Aussi, l'expertise de MSF en
matière d'urgence est très utile.
En Italie, en Belgique et en Espagne, par exemple, l'ONG a étendu ses activités pour soutenir les maisons de soins pour personnes âgées. Les groupes vulnérables, tels que les sans-abris et les migrants, qui vivent dans des conditions précaires sont également aidé en Belgique, en France et en Suisse.
Mais c'est pour les personnes qui vivent dans des environnements précaires tels que les camps de réfugiés ou déplacés, en France, en Irak, au Liban, en Grèce ou au Bangladesh, ou dans des pays touchés par les conflits au Yémen ou en Syrie que la la situation risque de se compliquer. Leurs conditions difficiles, propices aux épidémies et leur accès aux soins étant déjà réduit.
"La sécurité sociale, l'accès à l'eau potable et à un espace pour s'isoler, ce n'est tout simplement pas possible pour les habitants de nombreux pays où nous travaillons habituellement. Que va-t-il se passer quand le virus va se propager là où les systèmes de santé sont plus fragiles et où les personnes vulnérables ne peuvent pas se protéger?", s'inquiète le Dr Guy Berchem.
Autre motif d'inquiétude: pendant qu'on s'occupe du coronavirus, on ne soigne pas le reste. Tout un pan du système de santé risque d’être oublié: paludisme ou rougeole restent des maladies à forte mortalité.
Même si le Covid-19 n’est pas le seul danger qui guette les pays dont le système de santé est déjà fragile, celui-ci va encore amplifier les vulnérabilités qui menacent la vie et la santé des personnes qui le subissent.
"Nous continuerons à intensifier nos efforts autant que possible à mesure que la crise se propagera dans les pays où nous intervenons; mais pour le faire durablement, nous avons besoin de votre soutien", conclut le Dr Berchem.