
La crise sanitaire a eu un impact sur le nombre de personnes condamnées à des travaux d'intérêt général (TIG) par les tribunaux. Comme l'indique la ministre de la Justice, Sam Tanson, dans sa réponse à une question parlementaire du LSAP, ce nombre est en hausse constante depuis 2016, à l'exception de l'an dernier. En 2020, le coronavirus a contraint de nombreux établissements à réduire l'accès des personnes externes à leurs locaux.
En 2016, 118 condamnations à des travaux d'intérêt général avaient été prononcées par les juridictions pénales. Ce chiffre avait atteint 182 en 2019, mais il est tombé à 148 en 2020.
Ce type de peine est prononcée par un tribunal si l'infraction ne comporte pas une peine de prison
supérieure à six mois. Ces travaux, qui ne sont pas rémunérés, peuvent être effectués dans des collectivités publiques, des établissements publics, des
associations ou des institutions hospitalières. La ministre cite Caritas, la Croix-Rouge, le gestionnaire de centres d'hébergement pour personnes âgées Servior, les scouts ou différentes administrations communales. En outre, le Service central d'assistance sociale (SCAS) du Parquet général gère son propre atelier. La ministre de la Justice considère que l'offre actuelle est suffisante.