JusticeMendicité organisée: la "répression seule" ne suffit pas

Romain Van Dyck
Accusé de "capituler" devant la mendicité en réunion, le gouvernement rappelle la difficulté de gérer ce type d'infraction.
© Image d'illustration/AFP

"De plus en plus de flyers portant le logo de la Police Grand-Ducale et mettant en garde contre la mendicité organisée garnissent les vitrines de divers bâtiments", constatent les députés Laurent Mosar et Gilles Roth (CSV) dans une question parlementaire.

Les députés estiment que les actions des autorités judiciaires "se limitent à sensibiliser, sans pour autant permettre d'obtenir des résultats probants en termes de condamnation des délinquants", et posent la question: "l’État doit(-il) accepter le reproche de capituler devant ce type d'infractions?"

Un reproche balayé par François Bausch et Félix Braz dans une réponse commune. Le ministre de la Sécurité intérieure et celui de la Justice rappellent que depuis des années, l'infraction de "mendier en réunion" est difficile à établir, car il faut pouvoir prouver qu'au moins deux personnes collaborent ensemble à des fins de mendicité.

DE 8 JOURS À 1 MOIS DE PRISON

De plus, "le fait que des personnes visées par ces affaires ne disposent pas de domicile fixe, ni au Luxembourg, ni à l'étranger, rend la continuation d'une enquête pénale difficile."

"Ce n'est donc point que les autorités judiciaires auraient capitulé devant ce type d'infractions tel que le suggère la question parlementaire, mais le phénomène ne pourra se résorber par la seule répression" arguent les ministres.

Rappelons que la mendicité en réunion est punie d'une peine d'emprisonnement de 8 jours à 1 mois.

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