
C'est en raison de ce manque de reconnaissance que le syndicat a appelé à une mobilisation, mais également pour une amélioration des conditions de travail des personnes concernées. Des conditions qui auraient encore empiré pendant la crise alors que certains agents de sécurité étaient en première ligne.
Le personnel de gardiennage a dû par exemple s'occuper de prendre la température de certaines personnes, de faire respecter la distanciation physique ou le port du masque.
Aucun membre du personnel de sécurité n'a d'ailleurs été remercié, ce que déplore fortement Michelle Cloos du syndicat indépendant.
Fedil security services, la fédération regroupant les employeurs du secteur du gardiennage, a été sollicitée afin d'octroyer une prime de remerciement aux nombreux agents et nombreuses agentes de sécurité au Luxembourg. Le syndicat regrette n'avoir reçu aucune réponse officielle jusqu'à maintenant mais ces employeurs ont déjà refusé cette proposition.
"Nous n'avons pas l'intention de nous laisser faire, c'est pour cela que nous sommes ici", a déclaré Michelle Cloos de l'OGBL lors d'un piquet de grève organisé ce vendredi.
Le gardiennage était considéré comme activité essentielle dès le début de la crise, il est temps que les patrons se rendent compte que le salaire des personnes impliquées l'est également. Dans le milieu, la paye en fin de carrière s'élève à 2.721 euros.