Bilan de la policeLuxembourg est aussi la capitale des délits liés à la drogue

RTL Infos
La criminalité liée aux stupéfiants est en recul au Luxembourg ces dernières années. La police livre quelques chiffres sur ce phénomène qui reste inquiétant.
© AFP (archive)

Voilà très brièvement résumée la réponse commune des ministres de la Justice, de la Sécurité intérieure et des Affaires étrangères, à une question parlementaire du député Fernand Kartheiser (ADR).

3.000 délits liés à la drogue l'an passé

2015 a été l'année où la police a enregistré le plus grand nombre de délits liés à la drogue: 4.675. Dans la majorité des cas, il s'agissait de détention ou de consommation de stupéfiants. Seuls 203 cas de trafic de drogues avaient été dénombrés. En 2016, le nombre de délits liés à la drogue passait à 4.000, puis à environ 2.700 en 2017 avant de remonter à 3.000 l'an dernier.

La grande majorité de ces délits ont été recensés dans la capitale. À titre d'exemple, en 2018, 1.192 infractions de ce type ont été dénombrées à Luxembourg contre 302 à Esch et 242 à Ettelbruck.

Il est précisé que ces chiffres sont très dépendants de l'envergure des actions de police menées dans le cadre de la lutte contre la criminalité liée à la drogue. Ils ne reflètent donc pas nécessairement la réalité du trafic de drogue dans toute sa complexité.

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Les personnes interpellées pour ce type de délits, sont majoritairement, selon la police, de jeunes hommes originaires d'Afrique du Nord ou de l'Ouest, qui n'ont pas d'adresse fixe au Luxembourg et qui trafiquent surtout de la cocaïne. Une bonne partie des dealers arrêtés au Luxembourg sont des demandeurs d'asile en France ou disposent d'un titre de séjour délivré par les autorités espagnoles ou italiennes.

Quand des demandeurs d'asile sont arrêtés, les autorités du pays où la demande a été déposée, sont informées. S'ils disposent d'un titre de séjour dans un autre pays, sans remplir les conditions du code de Schengen, ils sont renvoyés dans le pays qui leur a délivré le titre de séjour.

Sur base des indications objectives qui ont été confirmées à la police grand-ducale par les pays voisins, on ne peut pas parler de mafia à propos de la criminalité liée à la drogue au Luxembourg, même s'il s'agit la plupart du temps de criminalité organisée, qui a établi ses structures de pouvoir à l'étranger.

Encore quelques chiffres

Il y a chaque année entre 180 et 240 arrestations pour des délits liés à la drogue. Le nombre de condamnations varie de 261 en 2018 à 428 en 2016. Dans la majorité des cas, un sursis partiel d'un an à trois ans est prononcé. Les condamnations à de la prison ferme sont plus rares, mais 87 détenus sont actuellement emprisonnés pour ce type de délits. Il s'agit le plus souvent de peines d'un à trois ans. Deux personnes ont toutefois été condamnées à dix ans de prison ferme l'an dernier.

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