
Le budget, le logement ou encore la politique climatique étaient quelques-uns des thèmes abordés par l'OGBL lors de la réunion de son Comité national mardi à la Maison du Peuple d'Esch. Il a évidemment aussi été question du conflit entre syndicats et patronat.
L'annonce, par l'Union des entreprises luxembourgeoises, qu'elle sera présente à la prochaine séance du Comité permanent du Travail et de l'Emploi, ne suffit pas pour le président de l'OGBL, André Roeltgen, parce que "penser, maintenant, je campe sur ma position et ensuite je disparais à nouveau, ça ne va pas! Soit il y a des discussions à trois, soit ils continuent de refuser le modèle social."
En ce qui concerne le projet de budget 2020, le syndicat constate que les finances sont excellentes, mais que la situation sociale est beaucoup moins bonne. Les revenus ne sont pas répartis équitablement, il y a de plus en plus de salariés pauvres et il y a trop de surendettés, notamment à cause des logements chers.
"Un logement, qui ronge de plus en plus drastiquement le pouvoir d'achat des gens", a souligné André Roeltgen.
Autre revendication du syndicat en matière de logement: plus aucun terrain public situé dans le périmètre, ne devrait aller au privé. Et les fonds d'investissement spécialisés, avec lesquels de gros acteurs de l'immobilier évitent les taxes, sont un scandale et devraient être immédiatement supprimés.
Le message suivant est adressé à la ministre de la Famille, Corinne Cahen:
"L'OGBL exige que les allocations familiales soient indexées et adaptées périodiquement à l'évolution du salaire médian. Il faudrait s'en tenir à l'accord qui avait été obtenu en 2014 avec les trois syndicats nationaux représentatifs."
Pour l'OGBL, l'augmentation de 0,9% du salaire minimum, ne suffit pas.
En ce qui concerne le plan national "Energie - Climat", le syndicat exige des chiffres et des mesures clairs. Si une taxe est introduite sur le dioxyde de carbone, par exemple, il faudrait présenter directement des compensations sociales.
Pour André Roeltgen, il s'agissait du dernier Comité national. Après le Congrès de l'OGBL, début décembre, c'est la secrétaire générale, Nora Back, qui devrait reprendre les rênes du syndicat.