
En 2020, l'ULC s'est occupée de plus de 5.000 cas litigieux. L'organisation, qui ne cesse de croître, a fêté mardi son 60e anniversaire.
L'ULC a été fondée le 14 décembre 1961 par sept syndicats et coopératives afin de contrôler le commerce. Cinq ans plus tard, ses statuts ont été modifiés pour pouvoir inclure également des personnes privées. Depuis cette époque, l'objectif est resté le même, comme le souligne Nico Hoffmann, qui préside l'Union luxembourgeoise des consommateurs depuis dix ans.
Nico Hoffmann: "La mission la plus importante de l'ULC est d'informer, de conseiller, d'éduquer, de sensibiliser et de défendre les consommateurs. Surtout informer et former un consommateur critique constituent une partie importante du travail de l'ULC."
40 à 45% de ceux qui s'adressent à l'Union, ont un problème avec leur logement, soit au niveau de la construction, soit au niveau de la location. Aujourd'hui le domaine d'intervention de l'ULC s'est élargi.
Le président de la Chambre des députés, Fernand Etgen: "L'Union luxembourgeoise des consommateurs ne se limite plus aux biens et services classiques. L'ULC est active dans une longue liste de secteurs. Cela va des assurances au logement, à la construction, en passant par les contrats, le secteur bancaire, l'alimentation, la santé, mais aussi les voyages et le commerce en ligne."
L'ULC ne se contente pas de donner des informations, elle fournit aussi un soutien juridique à ses membres en cas de nécessité et prend en charge la moitié des frais de justice avec un plafond de 10.000 euros. 99% des cas litigieux peuvent toutefois être résolus directement, selon Nico Hoffmann. Dans moins d'1% des cas, il est nécessaire d'avoir recours à la justice. Marc Fischer, Premier Conseiller au ministère de la Protection des consommateurs, souligne combien il est important d'être un consommateur informé: "Toute personne qui agit en tant que consommateur averti, participe activement à décider ce qui est produit et comment et quels services sont offerts."
L'ULC a conclu une convention avec le ministère de la Protection des consommateurs et reçoit ainsi un soutien financier de l'État. Pour continuer à défendre le consommateur, l'ULC demande à présent que le projet de loi autorisant des recours collectifs passe au Parlement le plus rapidement possible l'an prochain.