
L'ULC a fait le point mercredi devant la presse et s'est dit déçue que la pétition contre les frais bancaires n'ait guère eu de suites. C'est le constat des responsables de l'Union luxembourgeoise des consommateurs six mois après le débat public à la Chambre. L'ULC maintient ses revendications et n'exclut pas d'organiser une manifestation de protestation.
Lors du débat à la Chambre, on avait laissé entrevoir une charte avec l'ABBL, l'Association des banques luxembourgeoises, mais depuis, aucune concession, aucun geste n'est venu du secteur. Après le débat, le ministre des Finances, Pierre Gramegna, avait suggéré des adaptions législatives, mais il semble à présent que cela soit aussi tombé aux oubliettes, selon le responsable de l'ULC.
La grande crainte de l'ULC sont les taux d'intérêt négatifs. Le président de l'Union, Nico Hoffmann, pense qu'ils pourraient surtout toucher les petits épargnants. Le gouvernement qui est aux responsabilités, devraient légiférer.
L'ULC craint également la disparition de l'argent liquide. Il faudrait lui donner un ancrage constitutionnel.
En matière de plaintes collectives, l'Union luxembourgeoise des consommateurs attend l'avant-projet de loi promis par la nouvelle ministre de la Protection des consommateurs, Paulette Lenert. L'ULC exige un texte qui prévoie une évolution rapide de la procédure, ajoute Nico Hoffmann. Il faut créer un fonds public qui pourrait financer au préalable les frais de procédure.
Avant les fêtes de fin d'année, l'ULC attire encore l'attention sur les bons d'achats et les bons-cadeaux. Il faut prendre garde à leur durée de validité. Certains commerçants les refusent au bout d'une certaine période. Nico Hoffmann précise que l'ULC reçoit des réclamations chaque année et qu'elle demande donc une réglementation légale. Malheureusement, la Confédération du Commerce bloquerait le dossier.
En ce qui concerne le logement, on irait droit vers une crise: "Il faudrait frapper sur les doigts des spéculateurs, des requins de l'immobilier, des promoteurs et des différents fonds qui n'en ont jamais assez", d'après Nico Hoffmann.