
Les députés CSV et lénk considèrent positivement la réaction du gouvernement, qui a présenté lui-même des suggestions de modifications. Il y a cependant encore des améliorations à apporter, selon l'opposition.
Pour rendre la loi aussi bonne que possible, comme l'a affirmé le député pirate Sven Clement après la séance, parce que le risque d'une deuxième vague est réel:
"Si nous regardons les chiffres des nouvelles infections sur 100.000 habitants, nous sommes actuellement deuxièmes dans l'Union européenne. Nous sommes sixièmes sur le continent européen. C'est déjà un peu préoccupant. Oui aux nouvelles restrictions, dans le sens où nous établissons clairement qu'il n'y a plus de différences entre ce qui se passe dans un restaurant et ce qui se passe au domicile."
Les gens doivent respecter les consignes, selon le député pirate. Il ne faut toutefois pas les sanctionner, mais les encourager à aller dans la bonne voie. Il y a toujours des voyous sur les routes, mais on n'interdit pas la conduite en général pour autant.
Le député CSV Claude Wiseler partage les préoccupations du gouvernement en ce qui concerne les abus. Mais le nouveau texte manquerait encore de précision et il serait difficile à appliquer. Le député a cité un exemple:
"Toutes ces questions portaient sur (la situation qui se présente) quand beaucoup de clients ne sont pas dans les cafés, mais à l'extérieur des cafés. Là, le gouvernement tente d'organiser à présent un service à table. Mais cela ne suffira pas en fin de compte, car cela n'empêchera pas les rassemblements devant les cafés et les restaurants. C'est pourquoi nous sommes maintenant plutôt dans une discussion (d'organiser) une sorte de consommation obligatoire à table."
Le comportement du premier parti d'opposition lors du vote dépendra du texte de loi définitif. Et le temps presse.
Marc Baum a aussi demandé un texte plus cohérent, bien que des éléments que son parti avait critiqués, ait été améliorés.
"Le gouvernement a à présent dans sa proposition (...) qu'un service à table doit être garanti par le patron de l'établissement et ainsi, la responsabilité est revenue au restaurateur. Et nous avons longuement discuté là-dessus et cela a effectivement été retenu (...). Un restaurateur ne peut pas assumer cette responsabilité, car il devient alors lui-même une sorte de police, qui doit tout vérifier."
Le député des Lénk a déclaré que le nombre élevé d'infections après le déconfinement était prévisible et il doit être pris au sérieux, même s'il ne faut pas sombrer dans la panique.
Pour le président de la Commission parlementaire de la Santé, Mars Di Bartolomeo, il peut y avoir une nouvelle réunion sur la loi Covid-19 dès demain s'il y a déjà des amendements au texte. Mais cela dépend avant tout de l'avis du Conseil d'Etat.
"Ici nous sommes vraiment contraints, car, bien que la majorité des gens aient compris le message, et se soient comportés de manière très responsable, un certain nombre de personnes ont compris l'ouverture comme un laisser-passer pour faire la nouba et se sont vu immédiatement présenter l'addition: le nombre d'infections est reparti à la hausse."
Cela s'est surtout passé là où de nombreuses personnes se sont réunies et ont oublié de se protéger et de protéger les autres, selon le député LSAP. C'est pourquoi il faut intervenir dans la sphère privée, au contraire de ce qu'avait considéré le Conseil d'Etat. Ce sont particulièrement les gros rassemblements autour des cafés qui ne sont pas souhaitables.