
Avec ces données, des informaticiens ont développé un modèle afin de détecter précocement des patients qui peuvent avoir une forme grave de la maladie.
En novembre dernier, Jorge Goncalves était encore à Wuhan en Chine. Le centre de recherche LCSB de l'Université du Luxembourg collabore depuis des années avec l'Université de Wuhan.
Jorge Goncalves, informaticien au Centre du Luxembourg pour la biomédecine des systèmes:
"Cette coopération a été rendue possible par un de mes anciens étudiants, quand j'étais encore maître de conférences à l'Université de Cambridge. Il travaille en Chine depuis quatre ans. Il m'a contacté et il m'a dit qu'il avait reçu de l'un des plus grands hôpitaux de Wuhan une grande quantité de tests sanguins de patients Covid-19 très malades. Donc de patients qui présentaient une forme très dangereuse de la maladie." Des informaticiens ont obtenu ces données au Grand-Duché et ont tenté de découvrir si on pouvait déterminer comment se développait la maladie sur base d'échantillons sanguins.
Les prévisions que l'on peut faire à présent, seraient fiables à 90%. Un simple test sanguin pourrait fournir une indication aux médecins sur l'évolution de la maladie chez un patient.
Cette forme d'intelligence artificielle ne pourrait cependant en aucun cas remplacer le médecin.
Le reportage vidéo en luxembourgeois et en français: