
"Malgré la fermeture annoncée du centre Picken Doheem à Ettelbruck, une patiente voulait être prise en charge pour faire un test PCR. L'infirmière chargée du prélèvement a expliqué à la patiente, et à trois autres patients qui étaient en salle d'attente, qu'ils devaient se rendre à la centrale de Leudelange pour faire les tests. Les trois autres personnes ont acquiescé et sont repartis. Mais cette dame a refusé et s'est mise à hurler et à insulter notre collaboratrice", raconte Jorris Fitten, chargé de communication chez Bionext Lab.
L'infirmière qui a accompagné les patients vers la sortie tenait la porte d'entrée avec son bras droit, quand subitement la patiente ne souhaitant pas quitter les lieux "a donné un coup de poing dans le bras de la collaboratrice. La patiente a ensuite poursuivi l'infirmière jusqu'à la salle d'examen. À l'entrée de la pièce, elle a poussé l'infirmière pour forcer le passage et s'installer sur le fauteuil de prélèvement en continuant à l'insulter", poursuit Jorris Fitten.
L'agression qui s'est déroulée mercredi, s'est soldée par un certificat médical "pour coup et blessures" et une plainte au commissariat. La direction de Bionext Lab "condamne ces actes inadmissibles" et prévient dans un communiqué ce lundi que "toute violence à l'encontre d'un membre du personnel entraînera un dépôt de plainte à l'encontre de l'agresseur".
Ce n'est malheureusement pas la première fois qu'une infirmière est agressée dans un laboratoire par un patient irascible venu pour réaliser un test Covid depuis le début de la pandémie.
"De plus en plus de gens sont agressifs. Du fait de la crise sanitaire, le climat est de plus en plus tendu", constate Jorris Fitten. Maintenant les infirmières sont "souvent agressées verbalement". Avant la pandémie, ce genre de phénomène était "tout à fait exceptionnel, surtout au Grand-Duché". Il précise toutefois que les agressions physiques demeurent tout de même un "phénomène minoritaire". Reste que le climat de travail se fait "de plus en plus anxiogène" pour le personnel qui réalise les prélèvements.
Ce qui n'est pas fait pour aider les préleveuses qui "travaillent beaucoup depuis deux ans et qui sont fatiguées". Une agression d'autant moins compréhensible qu'"on a des solutions", explique le responsable de communication de Bionext Lab en précisant que le centre de tests de Leudelange dispose d'une grande amplitude horaire sur toute la semaine et qu'il est ouvert depuis hier, les dimanches de 11h à 19h pour anticiper la reprise du lundi.
Bionext Lab "comprend la frustration de certaines personnes", mais souligne que "nous ne sortirons de cette crise qu’en étant solidaires et bienveillants les uns envers les autres".
À lire également: Dépistage Covid: Une infirmière agressée dans un laboratoire Ketterthill