Finances publiquesL'impôt corona du LSAP, déjà de l'histoire ancienne?

RTL Infos
Un impôt corona pour les gagnants de la crise, tel que le nomme le LSAP ? Certains le souhaitent, mais la plupart n'en veulent pas.

L'impôt corona est-il déjà de l'histoire ancienne? Il est au moins encore défendu par le Parti socialiste.

„Si vous avez très bien travaillé en 2020, ce qui est effectivement le cas dans certains secteurs, alors vous payez le taux d'imposition que vous devez payer. La proportionnalité que nous avons là, est déjà la réponse", a déclaré le ministre des Finances,Pierre Gramegna, samedi dans l'émission de RTL "Background am Gespréich". Le LSAP tient cependant à sa proposition et veut faire pression. Cela ferait partie d'une politique fiscale équitable, de pousser les entreprises gagnantes, à contribuer au bon fonctionnement de la société. Les débats doivent maintenant se poursuivre au niveau gouvernemental, selon le député LSAP Georges Engel:

„Monsieur Gramegna a son opinion. Mais je pense qu'il y a trois partis dans cette coalition. Alors un parti peut parfois avoir un avis différent. Il faut à présent voir au niveau gouvernemental comment s'entendre."

Moins imposer la population, mais davantage le capital: telle est l'approche socialiste. Une position peu soutenue par les partis politiques, y compris dans l'opposition. Le député CSV Laurent Mosar:

„Je ne vois pas comment introduire des impôts supplémentaires en ce moment. Quelles entreprises voulez-vous toucher avec cela? Je n'ai toujours pas compris ce que veut le LSAP. Il est évident pour nous qu'il ne faut lancer aucune hausse d'impôts dans des périodes économiquement difficiles."

Au Luxembourg, la situation financière se présente mieux que ce que nous pensions un an plus tôt, selon le député libéral André Bauler. Il ne s'agit pas de freiner maintenant des entreprises qui se portent bien. La situation s'améliore progressivement pour les entreprises en général, comme l'indique l'impôt sur la masse salariale.

„Nous avons divers impôts qui évoluent bien. Ceux-ci incluent la TVA, la taxe d'abonnement ou les droits d'enregistrement. En ce qui concerne la taxe sur la masse salariale, on constate également que celle-ci continue d'évoluer positivement. Il reste évidemment des entreprises qui sont toujours en difficultés, qui restent fermées, mais nous pouvons dire de manière générale que la taxe salariale continue d'augmenter", affirme André Bauler.

Les finances publiques poursuivent leur évolution positive. Un effet ciseaux positif est constaté entre recettes et dépenses. S'il y a bien un déficit en 2021, il sera plus que probablement moins élevé que prévu dans le budget. La dette publique est estimée à 18,3 milliards d'euros pour 2021. Ces précisions ont été fournies lundi par le ministre des Finances, Pierre Gramegna, lors d'une réunion conjointe de la Commission des finances et du budget (COFIBU) et de la Commission du contrôle de l'exécution budgétaire (COMEXBU).

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