Des centaines de millions d'eurosL'imposition du 13e mois rapporte gros à l'Etat luxembourgeois

Gaël Arellano
Ce sont près de 300 millions d'euros que l'Etat luxembourgeois a récupéré grâce à l'imposition du 13e mois l'année dernière.

Le ministre des Finances, Pierre Gramegna, a dévoilé mardi une estimation des recettes occasionnées par l'imposition de la prime connue sous l'appellation du "13e mois" au Luxembourg.

Dans une réponse parlementaire, le ministre a expliqué qu'il ne pouvait qu'avancer des chiffres approximatifs "en calculant la différence entre la moyenne des recettes des 11 premiers mois et le montant payé en décembre".

Et selon les calculs de son ministère, l'imposition du 13e mois aurait permis à l'Etat luxembourgeois d'encaisser 243 millions d'euros en 2019 et 298 millions en 2020. "Il faut noter que l'Etat luxembourgeois récoltait en moyenne 346 millions d'euros par mois via l'imposition des salaires en 2020", a-t-il tenu à préciser.

Mais d'après le ministre, il faut prendre ces chiffres avec des pincettes. Il explique que dans le secteur privé, il peut arriver que le 13e mois soit payé sous la forme de primes versées au fil de l'année. Ces recettes ne seraient donc pas comptabilisées dans le calcul ci-dessus.

65 MILLIONS PROVIENNENT DU SECTEUR PUBLIC

Pour chiffrer les recettes obtenues grâce à l'imposition du 13e mois dans le secteur public, il semblerait que ce soit plus simple. "On peut estimer que l'imposition du 13e mois chez les employés de l'Etat a rapporté 60 millions d'euros en 2019 et 65 millions d'euros en 2020", a-t-il détaillé.

Ce sont donc près de 300 millions d'euros dont 65 qui proviennent du secteur public qu'a rapporté l'imposition du 13e mois à l'Etat luxembourgeois en 2020. Un peu moins qu'un mois normal d'après le ministre mais des recettes qui font presque office de 13e mois pour les finances publiques du Luxembourg.

Rappelons qu'une pétition cherchant à révoquer l'imposition des primes et du 13e mois a récemment dépassé les 4.500 signatures requises pour provoquer un débat public à la Chambre. Cela signifie que la question devrait être débattue par les députés dans un futur plus ou moins proche.

Un débat qui sera, sans doute, très attendu par les salariés du Grand-Duché.

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