JusticeL'ex-policier est suspecté d'avoir empoisonné sa soeur et son compagnon

RTL Infos
Un ex-policier est poursuivi devant le tribunal de Luxembourg pour le meurtre de sa soeur et du compagnon de celle-ci.

Près de quatre ans après la mort d'une jeune femme et de son compagnon dans un appartement de Bereldange, le frère de la femme comparaît à partir de mardi devant le tribunal de Luxembourg pour ce double meurtre.

L'homme est poursuivi pour avoir empoisonné sa soeur et le compagnon de celle-ci dans son appartement en septembre 2016. Il leur aurait donné une boisson contenant du cyanure de potassium.

Un dimanche après-midi de la fin septembre 2016, les deux futures victimes ont soudain fait un malaise dans l'appartement du prévenu. Les services de secours, qui avaient été appelés dans la résidence de la rue de Luxembourg, ne sont malheureusement pas parvenus à les réanimer. Les secouristes ont alors averti la police. Comme les deux décès étaient suspects, la justice a ordonné l'ouverture d'une enquête. Une autopsie des deux corps a été réalisée, de même que des analyses toxicologiques. Trois jours après la mort du couple, une grosse opération de recherche était menée par la police autour de la résidence. Le lendemain, le frère de la jeune femme, un policier de métier, était arrêté, puis placé en détention provisoire, suspecté d'avoir empoisonné sa soeur et son compagnon. Suite à cela, il a été suspendu.

Ce jour de septembre 2016, la jeune femme et son ami s'étaient rendus à Vianden dans la matinée, puis étaient allés chez le frère à Bereldange l'après-midi. Le prévenu avait expliqué que les deux se sentaient déjà mal à leur arrivée. Il avait parlé d'une liqueur de noix que les deux auraient bu à Vianden. Mais beaucoup de gens avaient bu de cette liqueur et personne n'avait été malade. En outre, aucune substance toxique n'avait été découverte lors de l'analyse de la liqueur.
L'ex-policier avait rapidement été suspecté de s'être procuré le poison, qui s'était révélé être du cyanure de potassium, sur le "darknet". Au cours de son enquête, la police était remontée à un autre décès suspect dans des circonstances analogues, celui, deux ans auparavant, d'une autre femme dans cet appartement. La mère du propriétaire était décédée après avoir fait un malaise. Un médecin généraliste avait signé le certificat de décès et aucune autopsie n'avait été réalisée.

En novembre 2018, la demande de remise en liberté de l'ex-policier, a été rejetée. Sept audiences sont prévues pour ce procès.

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