BonnevoieLes victimes de l'incendie surprises de n'avoir droit à aucune aide

RTL Infos
Il y a une semaine, Carlos et ses deux soeurs ont tout perdu dans un incendie. A présent, ils doivent s'en sortir seuls, ils ne recevront aucune aide de l'Etat.
© Céline Spithoven/RTL

Carlos Tavares s'en souvient comme si c'était hier. Quand sa sœur a crié qu'il y avait le feu et que la voisine du dernier étage hurlait parce qu'elle ne pouvait pas sortir. Le Capverdien de 25 ans, ses deux soeurs et son amie sont toujours sous le choc.

C'est au cours de la nuit du 15 au 16 juillet, vers 1h30 du matin qu'un incendie s'est déclaré dans ce café-restaurant de Bonnevoie. Marcia, la soeur de Carlos a été la première à remarquer le feu. Paniquée, elle a réveillé le reste de la famille. Comme ils ne pouvaient pas sortir par la porte d'entrée, ils ont sauté par les fenêtres du premier étage en abandonnant tout derrière eux.

"C'était... Nous devons oublier cela. Depuis je ne peux plus bien dormir. Dès que je suis réveillé, je pense à l'incendie. Mais cela aurait pu être plus grave. Je m'étais presque endormi. Dix minutes plus tard et ça aurait été pire", explique Carlos Tavares, qui vit et travaille depuis un an au Luxembourg.

La nuit du drame, ils ont été recueillis par leur frère aîné, ils n'ont donc pas dû être hébergés dans un foyer de la ville de Luxembourg. Mais il s'est avéré ensuite que c'était une grosse erreur. En agissant de la sorte, la famille a pour ainsi dire perdu ses droits à une aide.

"Nous y sommes allés et ils nous ont dit: Nous ne pouvons pas vous aider. Vous avez un travail. Nous avons été surpris. Que se serait-il passé, si nous n'avions pas eu de famille? Serions-nous à la rue? Et nous travaillons. C'est une bonne chose. Nous avons besoin d'aide et nous méritons de l'aide d'ici. Mais je suis seulement ici depuis deux mois. Je ne connaissais pas les règles. Nous ne savions pas comment cela fonctionne. J'en suis toujours surprise", raconte Mila Tavares, la soeur aînée.

Maintenant ils dorment chez un ami de la famille. L'une sur le canapé, les autres sur un matelas posé sur le sol. Pas de relogement en vue. Il y a des raisons à cela, comme l'explique l'échevin aux affaires sociales de la ville de Luxembourg, Maurice Bauer:

"La famille nous a dit à ce moment-là qu'elle avait une solution pour l'immédiat. Ensuite ils sont revenus vers nous, pour obtenir quand même un autre logement, car cette solution ne semble pas convenir à long terme. Maintenant nous devons voir. A priori, nous n'avions pas de logement disponible au moment où ils sont revenus vers nous. Nous allons voir pour nous réunir à nouveau avec ces gens et trouver une solution pour l'avenir. Mais c'est un problème, car nous avons un marché du logement très tendu, où nous ne pouvons pas simplement dire: de quoi avez-vous besoin? Nous l'avons."

La famille a lancé un appel aux dons sur internet. Ils ont déjà reçu beaucoup de vêtements. Ils sont également très reconnaissants pour les dons d'argent, qu'ils veulent utiliser pour payer la caution, dès qu'ils auront trouvé un nouveau logement.

Le reportage de RTL en luxembourgeois:

No Brand zu Bouneweg: Affer solle kee Recht op Hëllef hunn
Virun enger Woch hunn de Carlos a seng 2 Schwëstere bei engem Feier alles verluer. Hëllef vum Staat kréie si awer net. Si mussen elo eleng eens ginn.

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