CFLLes trains sont devenus un peu plus ponctuels... enfin, à 6 minutes près!

Romain Van Dyck
En 2018, près de 10% des trains ont accusé du retard. Mais rappelons que les retards de moins de 6 minutes ne comptent pas!
© Thomas Toussaint/ archives RTL

En 2018, la ponctualité moyenne des trains au départ s'est élevée à 94,4%, et à 91,5% à l'arrivée, révèle aujourd'hui le ministre de la Mobilité François Bausch dans une réponse parlementaire.

En d'autres termes, près d'un train sur vingt s'est présenté en retard, et un sur dix est arrivé en retard à destination.

Ce qui représente une légère amélioration par rapport à 2017 : la ponctualité moyenne des trains au départ s'élevait à 94,1% et à 90,8% à l'arrivée, précise le ministre.

Attention : comme d'habitude, les trains qui ont moins de 6mn de retard ne sont pas considérés... en retard. De même, les trains supprimés, quelle qu'en soit la raison, ne sont pas comptabilisés, rappelle le ministre. Une nuance qui fera certainement pester les usagers qui ratent leur prochaine correspondance à cause d'un "non-retard" de 5 minutes et 59 secondes...

Mais ces chiffres sont en quelque sorte de l'histoire ancienne, puisque, comme le précise le ministre, une nouvelle méthode de calcul a été choisie afin de "refléter la réalité telle que véritablement vécue par les voyageurs". Cette nouvelle méthode "se base sur le nombre total de trains planifiés et non sur le nombre de trains ayant circulé. De plus, elle ne fait pas abstraction des causes de retards d'origine tierce ou étrangère."

Ainsi, avec ce nouveau calcul, la ponctualité en 2018 "a très légèrement progressé par rapport à 2017, passant de 88,8% à 89,0%". Bref, un train sur dix accuse du retard.

LES CAUSES FRÉQUENTES DE RETARD

Générant près de 32% des suppressions, les "causes externes" sont le premier facteur de suppressions de trains. Cela comprend les grèves, les incidents provoqués par les tiers (voitures bloquées aux passages à niveau, heurt de bétail, personnes dans la voie, etc. ...) qui sont nombreux et en forte augmentation depuis l'an dernier (+ 116%) et les incidents d'origine climatique ou causes naturelles.
Les problèmes relatifs à la disponibilité du matériel roulant représentent la deuxième grande cause de suppressions (31%). Viennent ensuite les pannes au niveau des installations ferroviaires (10%) et les suppressions résultant de problèmes sur les autres réseaux (9%).

Le ministre rappelle que les CFL ont connu en 2018 deux périodes néfastes pour la qualité de leurs services.

Il s'agit d'abord de la période de grève à la SNCF qui s'est étendue d'avril à début juillet a eu un impact conséquent sur la ligne 90. Au total ce sont finalement plus de 2 000 suppressions qui sont imputables aux grèves des réseaux voisins.

Il s'agit aussi de la période correspondant à la rentrée scolaire, lorsque des chantiers et des problèmes techniques ont occasionné plusieurs dégradations.

Rappelons que depuis cet automne, les chiffres de la ponctualité par ligne apparaissent mensuellement sur le site-Internet des CFL.

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