
Les syndicats réclament le plus rapidement possible un plan de maintien dans l‘emploi de la part de la direction locale. 160 emplois sont menacés chez DuPont Teijin Film. Les négociations débuteront jeudi. Marc Kirchen, du syndicat LCGB, reste choqué par l'envergure de la suppression de postes:
"Nous avions effectivement des indicateurs tels que le chômage partiel, qui nous avaient montré que les choses étaient actuellement un plus difficiles sur le plan économique pour l'entreprise. Nous avons cependant été choqués par la nouvelle, car tant de salariés sont concernés. Supprimer 160 emplois sur 270: il y a longtemps que ce n'était plus arrivé dans une entreprise au Luxembourg."
Le chômage partiel n'est pas une nouveauté chez DuPont Teijin Film. La quantité de commandes connaît de fortes variations depuis des années. Le LCGB regrette que préalablement à l'annonce par communiqué lundi, il n'y ait pas eu de véritable restructuration ou d'investissement. Teijin Film va fermer deux lignes de production sur quatre.
"Il faudra à présent investir sur la ligne 5, qui sera maintenue et en faire le point de concentration principal. Nous voulons la rendre rentable. Nous voulons ainsi tenter de garantir les 110 derniers emplois qui subsistent."
L'OGBL regrette l'absence d'une stratégie à plus long terme de la part de l'entreprise. Après une complication, les dirigeants aux États-Unis auraient renoncé trop vite.
Un entretien est prévu avec le ministre du Travail. Des décisions doivent être prises rapidement, selon les syndicats, afin de protéger le personnel contre une catastrophe sociale.
Le reportage de RTL en luxembourgeois: