Toujours pas de solution à DudelangeLes salariés de Liberty Steel craignent pour leur salaire d'avril

RTL Infos
Quelques 190 personnes travaillent chez Liberty Steel à Dudelange et elles ne savent pas encore ce que sera leur avenir.

Liberty Steel est quasiment en faillite en Belgique et cette situation n'est pas sans conséquence pour l'usine au Luxembourg.
C'est pour ce motif que des représentants du gouvernement et des syndicats étaient réunis au ministère de l'Economie. Toutes les options ont été examinées. Il n'y a toujours pas de solution. Et les employés craignent pour leur salaire.

Plus rien n'est produit à Dudelange depuis le début du mois, les machines ne tournent plus. Les gens vont certes travailler, mais ils doivent plutôt passer le temps qu'autre chose, selon Robert Fornieri du syndicat LCGB:

"Pour le moment on ne fait que tuer le métier. Liberty s'acharne et tue le métier de Dudelange. Les gens perdent leurs compétences et pendant ce temps-là les gens sont occupés 2/3 du temps à faire de l'activité d'entretien et un tiers du temps en dispense de travail rémunéré à la maison."

La première priorité serait vraiment que les salariés reçoivent leur salaire, dit Stefano Araujo de l'OGBL.

"Si Liberty Steel n'a pas la possibilité de payer les salaires, nous devons trouver un repreneur aussi vite que possible. Qui apporte une activité. Car c'est le problème aujourd'hui, depuis deux ans, nous avons un propriétaire qui n'arrive pas à faire tourner son usine."

Depuis des mois, il y a des discussions à propos d'un repreneur fiable, deux seraient intéressés.

Le gouvernement - en l'occurrence le ministre de l'Economie, Franz Fayot, et le ministre du Travail, Georges Engel - a encore une fois confirmé son soutien. "La préoccupation des syndicats est aussi la nôtre," a souligné Georges Engel:

"Nous partageons à 100% le souci que les salariés reçoivent leur salaire, pour payer leur loyer et pour vivre. Il y a là un certain nombre de scénarios possibles. La loi prévoit notamment plusieurs mesures. Le Fonds pour l'emploi pourrait également intervenir."

Le gouvernement va intervenir et aider, a assuré le ministre de l'Economie, Franz Fayot. La confiance en la direction ne serait plus là et la situation serait très grave.

"C'est complètement inacceptable pour moi. Ici on cause vraiment la perte d'une usine. Mon souhait est que nous en venions le plus rapidement possible à une faillite, pour qu'il puisse y avoir une reprise de Dudelange. Pour que le travail puisse continuer et que les salariés qui travaillent là, puissent conserver leur emploi."

La recherche d'un nouveau repreneur fiable se poursuit donc. Officiellement, il n'y a là encore rien de neuf.

Le reportage de nos collègues de RTL en luxembourgeois:

Leit bei Liberty Steel fäerten ëm hir Pai vum Abrëll
Eng 190 Leit schaffe bei Liberty Steel zu Diddeleng a si wëssen nach ëmmer net, wéi et weider geet.

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