
Le site a malheureusement été fermé l'an dernier. L'association qui gérait le "Benu Village", connaissait de grosses difficultés financières et a été mise en liquidation à la fin de l'année dernière. Fin décembre 2023, l'écovillage, situé non loin de la frontière française, avait en outre été touché par deux incendies successifs dans un bref laps de temps. Certains conteneurs avaient été complètement détruits par le feu. Les autorités communales ont décidé de raser le village, la sécurité ne pouvant plus y être garantie.
L'écovillage fonctionnait selon le principe de l'économie circulaire: nourriture, vêtements, meubles... tout y était recyclé. En ce sens, le site devrait lui aussi être affecté à un nouvel usage. Des questions concrètes restent cependant en suspens. Une vingtaine d’employés qui travaillaient au Benu Village, ont perdu leur emploi l’an dernier.
Aujourd'hui, les responsables communaux souhaitent assainir le site. "Il y a un gros risque d’effondrement si quelqu'un passe par là et que la structure métallique, qui seule subsiste, se brise. C’est simplement un endroit dangereux. Ensuite, vous avez autour un très gros tas d’ordures, je vais appeler cela ainsi. Il s'agit de choses qui soit ont été endommagées lors de l'incendie soit ont été retirées par les pompiers, qui ont dû être découpées ou encore la façade qui a dû être enlevée. C’est tout cet aspect, il faut simplement nettoyer les lieux", selon Christian Weis, bourgmestre d'Esch-sur-Alzette.
Le conseil communal a voté un devis de 220.000 euros pour remettre en ordre le terrain situé entre le boulevard Prince Henry et la rue Dodin. L'écovillage fondé en 2015 est maintenant placé en liquidation et le conseil attend l'autorisation pour pouvoir entreprendre des travaux sur le site.
"Tout ce qui se trouve sur le site appartient toujours à l'ASBL qui est en liquidation, le site nous appartient, le terrain nous appartient. Quand pourrons-nous réellement commencer les travaux sur ce chantier? Et puis l'autre question, c'est qu’au moment de l'incendie, une enquête judiciaire a été ouverte et là aussi, il nous faut attendre pour pouvoir accéder au site et y travailler", explique Christian Weis.
Les conteneurs sont inutilisables. L’autre partie du site n’a pas été endommagée. Il sera seulement possible de déterminer ce qui pourra être récupéré une fois la liquidation prononcée. Les autorités communales aimeraient que le site continue d’être exploité selon le principe de l’économie circulaire. Une enveloppe de 300.000 euros est déjà prévue à cet effet dans le budget communal.
"Nous avons dit que nous allons faire un appel à candidatures auquel pourront postuler des ASBL, des sociétés de ce secteur ainsi que des organismes sociaux ou des organismes publics. Nous pourrons alors déterminer comment continuer à utiliser ce site dans cette logique", indique le bourgmestre d'Esch.