
Le choc provoqué par la crise du coronavirus a pu être amorti parce que nous avions un bon système social avec d'excellentes réserves.
Mais ces réserves sont désormais de l'histoire ancienne. Avec la situation telle qu'elle est aujourd'hui, elles seront de 162 millions d'euros à la fin 2020, ce qui représente une perte d'un milliard euros.
Ce déficit s'explique par des dépenses très élevées combinées à une chute des recettes.
Il faut à présent relancer l'économie. Pour ce faire, il faut veiller à ce qu'elle retrouve rapidement son rythme, selon le ministre de la Sécurité sociale, qui a souligné qu'il compte sur une reprise dès cette année, qui se poursuivrait en 2021.
Le gouvernement maintient les investissements à un niveau élevé, avec plus de trois milliards d'euros, et veille ainsi à la préservation du pouvoir d'achat. Aucune politique d'austérité n'est en vue.
Les retraites relèvent aussi de la Sécurité sociale. Là, les réserves s'élèvent encore à 23 milliards d'euros, ce qui signifie que les pensions seraient garanties pendant quatre ans et demi, même s'il n'y avait plus de rentrées de cotisations, d'après Romain Schneider.
Le ministre a toutefois précisé que l'IGSS, l'Inspection générale de la sécurité sociale, fera de nouvelles estimations l'an prochain et qu'il sera décidé sur cette base s'il faut réagir à court ou à moyen terme.
En ce qui concerne le télétravail, le ministre de la Sécurité sociale considère qu'il faudra se concerter avec les pays voisins afin d'adapter les systèmes sociaux. Ce qui n'est pas si évident, car s'il y a bien un cadre européen, il est encore en chantier.