
Environ 600 chargés de cours sont concernés, ils travaillent dans les différentes écoles de musique qui sont gérées par les communes à travers le pays. Les profs de musique sont effectivement recrutés et classés selon leurs degrés d'études mais se retrouvent dispersés dans des groupes dans lesquels leurs diplômes sont dévalorisés, par rapport aux conditions de l’État.
Seuls quelques enseignants de musique ont la possibilité d'exercer réellement leur métier de professeur, par exemple quand un tel poste est offert publiquement à travers un concours. Les autres cours de musique dans les communes sont assurés par des chargés qui ont été engagés comme salariés ou employés.
Le métier de professeur de musique s'est retrouvé tout en bas des tâches communales nécessitant un bachelor ou un master et l'enseignement musical serait réellement dévalorisé par rapport aux autres métiers communaux, selon de nombreux témoignages.
Le même degré d'études serait donc moins bien classé, une injustice selon plusieurs représentants du milieu qui se sont tournés vers l'ACEN, l'association des chargés de l'enseignement national. Le syndicat lutte depuis des années pour la reconnaissance des diplômes et a réussi à décrocher une entrevue avec le ministre de l’Éducation, Claude Meisch. Selon le représentant syndical, les autorités ont écouté attentivement le message, reste à voir les mesures concrètes qui vont découler des discussions.
Une reforme de la loi sur l'enseignement musical de 1998 est prévue. Des solutions seront donc étudiées concernant le salaire des profs de musique, avec revalorisation des carrières. Des discussions sont déjà prévues avec les différents ministères et les communes en début d'année prochaine.