
À court terme, le récent recul des prix des carburants n'y changera pas grand-chose: l'énergie coûte beaucoup plus cher qu'il y a un an. C'est d'ailleurs ce phénomène qui a contribué, en partie, au déclenchement de l'index en octobre.
Par rapport au mois de novembre 2020, les prix des produits pétroliers se sont redressés de manière spectaculaire. Le Statec estime la hausse à +60%.
Le mouvement est "particulièrement marqué pour le mazout de chauffage", dont le prix moyen a plus que doublé sur un an. Au 19 novembre 2021, le litre de "gasoil de chauffage" était vendu à 0,781€. Contre 0,398€ le 14 novembre de l'an passé.
Un peu plus tôt cet automne, Eurostat avait estimé que le Luxembourg était d'ailleurs le champion d'Europe de la hausse des prix des carburants: +31%. À titre de comparaison, voici le constat fait directement en station-service entre le 14 novembre 2020 et le 19 novembre 2021:
Ce ne sont évidemment pas les seuls produits dont le tarif s'est envolé. Les dépenses en matière de logement (+9,58%), de transports (+9,39%), de loisirs (+3,54%) ou dans l'horeca (+2,85%) sont également plus élevées. "En comparaison annuelle, les prix alimentaires sont supérieurs de 1,4%" écrit l'institut de statistiques. Sans oublier le prix des billets d'avion: +25,3% sur un an.
Si la dynamique de hausse des prix reste soutenue, le Statec s'attend à une hausse des salaires par l'index dès le printemps 2022.