
Le régime d'aides financières "Klimabonus Wunnen" destiné à soutenir la transition énergétique dans le secteur du logement, est prolongé jusqu’en 2035, avec effet rétroactif au 1er janvier. Le système de préfinancement est désormais également disponible pour les pompes à chaleur. Par ailleurs, les aides seront désormais accordées sous la forme d’un montant forfaitaire, et non plus en fonction de la puissance des installations. L’objectif est ainsi d’encourager le choix des installations les mieux adaptées, plutôt que celui des équipements les plus puissants.
Les Verts ont soutenu ces modifications, même si la députée Joëlle Welfring a critiqué l’introduction des montants forfaitaires. Selon elle, la puissance d’une installation ne dépend pas du portefeuille des ménages, mais de facteurs techniques. Le ministre de l’Environnement, Serge Wilmes, a réfuté vouloir chercher à faire des économies. Il a souligné que, sauf pour les installations de très grande puissance, les aides financières seront en hausse. Il a également précisé qu’une série de primes continueraient à être modulées selon des critères sociaux.
En réponse à une question du député LSAP Franz Fayot, il a par ailleurs indiqué qu’environ 2.000 dossiers restaient encore à traiter, mais qu’il s’agissait de dossiers relevant encore de l’ancien régime. Des efforts ont également été entrepris, avec le soutien de sociétés externes, afin de ramener les délais de traitement à moins de cinq mois. Au cours de l’été, les agents de l’administration s’attacheront à résorber les retards concernant plus de 500 demandes relevant du nouveau régime.
Mercredi après-midi, la majorité des députés a également adopté une réforme de la loi sur le logement abordable. Le logement abordable est désormais reconnu comme étant "d’utilité publique" et le projet de loi ouvre la voie à des partenariats entre les pouvoirs publics et les promoteurs privés, appelés partenariats public-privé (PPP).
Lors des débats, le député vert Meris Sehovic et le député déi Lénk, David Wagner, ont regretté que l’État ne dispose pas de davantage de moyens financiers pour acquérir lui-même un plus grand nombre de logements.