
Où les inégalités sont-elles encore flagrantes? Dans quels secteurs des améliorations doivent-elles encore être apportées? Voilà quelques-unes des questions que le ministère de l'Égalité a posées lors d'une consultation publique organisée en vue de l'élaboration d'un plan d'action national. Les résultats ont été présentés jeudi et le constat est là: le thème des inégalités a suscité beaucoup d'intérêt.
En trois semaines, 1.777 personnes ont rempli un questionnaire sur internet, aussi bien des résidents que des frontaliers. Les femmes ont été deux fois plus nombreuses que les hommes à participer. Il a été demandé comment elles voyaient l'évolution en matière d'égalité entre homme et femme, explique la ministre Taina Bofferding.
"Il en ressort très clairement, selon 67% des personnes interrogés, qu'il y a eu des progrès, que plusieurs choses se sont améliorées, mais qu'il reste des efforts à faire."

La violence et le harcèlement sont les domaines les plus cités où il y a du pain sur la planche. Les inégalités salariales, viennent ensuite. S'il y a peu de différences dans les réponses en fonction des catégories d'âge, la manière dont les hommes et les femmes voient les inégalités est assez éloquente.
"C'est particulièrement frappant en matière d'égalité salariale que 74% des femmes considèrent comme une priorité, contre 38% des hommes. On voit qu'ils perçoivent différemment les urgences dans les domaines où existent des inégalités."
Alors que l'égalité salariale a été prescite dans la loi de 2016, personne n'a encore porté plainte dans un tel cas jusqu'à présent.
"Il y a aussi la transparence des salariés qui joue un rôle important. C'est pourquoi il faut voir comment on peut soutenir les gens, pour que s'ils ont un doute, ils puissent avoir la preuve d'un traitement injuste et qu'ils aient des moyens pour se défendre."
Le nouveau plan d'action, qui va fournir des réponses à ces problèmes et préoccupations, devrait être finalisé à la fin de l'année.