
Voilà ce qui figure dans un communiqué du syndicat OGBL titré: "Les héros de notre société sont exploités par leurs employeurs."
Les fédérations d'employeurs du secteur social et de soins, la FEDAS et la COPAS, tenteraient de faire supporter la réduction d'activité par les travailleurs.
Elles demandent à leurs membres, les institutions responsables, de réduire systématiquement toutes les heures de travail du personnel à un minimum de 80%.
Les professionnels de santé, éducateurs et travailleurs sociaux pourraient ainsi perdre 20% de leurs heures de travail par semaine. Pour un salarié à temps plein, cela signifierait une perte de 32 heures par mois. Une tendance similaire se dessine dans différents hôpitaux, selon l'OGBL.
Pour compenser cette perte, les salariés devraient ensuite effectuer systématiquement des heures supplémentaires dans les mois qui suivront la crise, sans supplément financier.
L'OGBL s'oppose catégoriquement à un tel raisonnement strictement économique.