
Que ce soit en temps normal ou en temps de crise, les femmes restent les premières à adapter leur vie professionnelle pour s'occuper de leurs enfants.
D'après des données communiquées par le ministre de la Sécurité sociale mercredi, dans une réponse à une question parlementaire de François Benoy et Charles Margue (déi Gréng), les congés familiaux accordés en mars montrent que les femmes ont demandé davantage d'arrêt de travail que les hommes.
Ce mois de mai, la Mutualité des employeurs "a pu effectuer les remboursements exacts relatifs aux congés pour raisons familiales pris au cours du mois de mars 2020", au cours duquel la crise sanitaire a débuté. Résultat, elle a remboursé environ 46,7 millions d'euros concernant 40.338 salariés, dont 23.464 femmes et 16.874 hommes. Sans compter 1.409 indépendants et agriculteurs, dont 699 femmes et 710 hommes.
Pour les salariés, les femmes représentaient donc un peu plus de 58% des bénéficiaires d'un congé pour raisons familiales, utilisé pour la garde d'enfants. L'écart est moins marqué que dans la dernière étude du Statec, qui évaluait à 72% le pourcentage de femmes ayant dû interrompre leur carrière d'au moins un mois, mais il est toujours présent.
S'ajouteront, à terme, les données du mois d'avril (aujourd'hui indisponibles) et du mois de mai (temporaire mais estimées à plus de 26.000 salariés). "Le nombre d'employeurs, salariés et périodes concernés risque d'évoluer encore pendant les mois à venir, en raison du fait que de nombreux employeurs ont dû effectuer les démarches administratives afférentes pour la première fois et que bon nombre de services des ressources humaines ont été dépassés par le nombre de salariés concernés" détaille Romain Schneider.