
L'engagement est très grand, tant de la part des enseignants que des parents, mais aussi des établissements scolaires. Cependant, un certain nombre de questions se posent, notamment en fin d'école primaire dans le cadre de la procédure d'orientation.
Les tests du cycle 4.2 prévus dans le cadre de la procédure d'orientation vers le lycée, devaient avoir lieu cette semaine. Ils ont été reportés à la semaine du 3 avril. Le ministre de l'Education, Claude Meisch, affirme toutefois être aussi préparé au cas où ce ne serait pas possible.
"... la possibilité existe que l'orientation ait lieu sur base des évaluations continues. Nous savons bien que l'orientation ne se base que partiellement sur les tests et que les bilans normaux sont aussi déterminants, et qu'en règle générale, les tests ne font que confirmer ce que l'enseignant a déjà constaté pendant l'année."
La procédure d'orientation pourra en tout cas être menée à bien, souligne Claude Meisch.
Alors que les lycéens sont plus autonomes et pour certains, peuvent déjà travailler à travers le e-learning, les enseignants du primaire doivent davantage compter sur les parents. Pour que tout se passe bien malgré les questions linguistiques, les médiateurs interculturels peuvent intervenir:
"Ils peuvent notamment faire des traductions. Ils peuvent contacter les parents au nom de l'enseignant pour donner des explications. Ils peuvent traduire des mails. Ce service est offert dans le cadre de nos systèmes pour permettre de se faire comprendre en permanence."
Pour les élèves du primaire, il s'agit à présent principalement de revoir le programme et de l'approfondir. "La situation est telle que nous devons avancer à tâtons", dit Carole Harpes-Naehren, enseignante au fondamental. Elle élabore un plan pour que parents et enfants sachent quoi faire au fur et à mesure:
"Et ensuite, le lendemain ou le surlendemain, je leur envoie de quoi faire une auto-correction. Et s'il reste des questions, ils peuvent me contacter par mail ou je les appelle pour des explications plus précises."
C'est une situation nouvelle pour tout le monde, ajoute l'enseignante: "C'est à chaque enseignant, à chaque enfant, à chaque parent de faire de son mieux. Cela prend du temps, c'est nouveau pour nous tous, mais nous pouvons tous en profiter."
De nouveaux questionnaires sont élaborés pour les examens de première (ou baccalauréat). La nouvelle a été annoncée par le ministre de l'Education dans un message vidéo adressé aux lycéens via Youtube. Claude Meisch a chargé les commissions d'examens de mettre au point de nouveaux questionnaires, qui ne porteront que sur la matière traitée pendant les premiers trimestres de l'année.
Tous les élèves obtiendront ainsi une chance équitable. Le ministre appelle les élèves à se concentrer sur la matière, à étudier à la maison et à rester en contact avec les enseignants et les copains, à distance bien entendu.