
Le premier en tant qu'expert en technologies de l'information et de la communication qui a procédé à la mise en place d'un premier dispositif de la plateforme mobile de télécommunication par satellite emergency.lu afin de soutenir le rétablissement des services de télécommunication dans la région, et l'autre en tant qu'expert en matière de logistique.
Tous deux avaient été envoyés en mission dans le cadre du partenariat du réseau IHP (International Humanitarian Partnership), dont le CGDIS est membre, afin de soutenir l'équipe d'intervention d'urgence du système des Nations unies pour l'évaluation et la coordination de catastrophes (UNDAC).

Après près de deux semaines de mission, le ministère de l'Intérieur et le CGDIS avaient procédé, le 19 février dernier, à la relève des deux experts envoyés dans la zone sinistrée. Ces derniers, à leur tour, ont été relayés par deux autres experts ce lundi.
Les autorités luxembourgeoises expliquent que "procéder de la sorte permet, d'une part, d'assurer que la Turquie continue de bénéficier de l'assistance nécessaire tenant compte de la gravité et de l'urgence de la situation à laquelle elle fait face et, d'autre part, de préserver l'état de santé physique et psychique des experts envoyés".
Le séisme a frappé la Turquie le 6 février à 4h17 du matin. La secousse de magnitude 7,8, suivie d'une autre neuf heures plus tard de magnitude 7,6, a tué près de 45.000 personnes et fait 105.000 blessés en Turquie, selon des bilans non définitifs.

Elle a également détruit ou condamné 214.000 bâtiments, hauts parfois de plus de 10 étages, dans 11 des 81 provinces turques. Près de 6.000 personnes ont aussi perdu la vie en Syrie, selon les autorités.
Des villes turques, dans les provinces de Kahramanmaras - près de l'épicentre - et de Hatay, à la frontière syrienne, ont été dévastées, obligeant les autorités à enterrer à la hâte des milliers de personnes dans des cimetières improvisés, creusés dans des champs et en forêt.
Les autorités turques estiment que 14 millions de personnes ont été affectées par le séisme, soit un sixième de la population. Parmi elles, 3,3 millions ont dû quitter les zones sinistrées, selon le président Recep Tayyip Erdogan. Près de deux millions de personnes vivent actuellement sous des tentes ou dans des conteneurs.