
Créer une "République du Luxembourg", c'est non. Mardi 20 décembre, les députés luxembourgeois ont voté contre la proposition de réforme de la Constitution présentée par déi Lénk.
Le cœur même du texte proposait notamment de réformer en profondeur le régime luxembourgeois, mettant fin à la monarchie et remplaçant le Grand-Duc par un président ou une présidente. Une fonction qui aurait été occupée "en alternance par un homme et une femme" lors d'un mandat de "six ans, non renouvelable" après avoir été élu(e) par les députés.
Selon la rapportrice de la proposition, Nathalie Oberweis (déi Lénk), cette proposition de révision fournissait des réponses à de nombreuses crises actuelles. Et était "simplement meilleure" que la proposition de révision constitutionnelle issue des rangs de la majorité et du CSV, qui sera soumise à un deuxième vote dans les prochains jours.
La proposition de "La Gauche" prévoyait également un certain nombre de droits à faire valoir, dont deux majeurs: le droit de vote dès 16 ans et le droit de vote pour les résidents étrangers qui habitent au Luxembourg depuis au moins cinq ans.
Si les représentants des autres partis ont pu accepter certains points de la proposition de nouvelle Constitution et remercier le parti "déi Lénk" pour son travail, ils n'étaient cependant pas d'accord avec la suppression de la monarchie, ni avec le fait que la Chambre soit seule à pouvoir l'élire.
Sans grande surprise, la proposition a reçu deux votes: ceux des deux députées déi Lénk. La révision de la Constitution luxembourgeoise est toutefois toujours en cours depuis plusieurs années.