
C'est dans ce contexte que deux projets de loi ont été adoptés mardi à la Chambre. Dans l'un, la garantie de l'Etat, qui existe déjà, est prolongée d'un an. Dans le deuxième, le régime d'aides en faveur des entreprises qui ont des difficultés pour payer les surcoûts d'énergie, est prolongé de six mois. Dans les deux cas, il s'agit de mesures destinées à protéger les entreprises contre les répercussions de la guerre en Ukraine.
Seules les élues de "déi Lénk" se sont abstenues, car aucune garantie n'est prévue pour les salariés dans le texte. Le député CSV Laurent Mosar a souligné qu'il est encore plus coûteux pour les entreprises qui ont du mal à faire face à la hausse des prix du gaz et de l'électricité de demander un prêt. Il serait bien que l'État fournisse une garantie, mais la hausse des taux d'intérêt ferait en sorte que les entreprises supportent encore plus de coûts.
Le ministre de l'Economie, Franz Fayot, a précisé que cette prolongation prévoit également que le prêt, qui est garanti par l'Etat, augmentera substantiellement. Cet instrument pourra aider rapidement et de manière ciblée en cas de problèmes de liquidités. A la date du 1er décembre, 15 prêts avaient été accordés dans le cadre de la loi actuelle pour un montant total de 18 millions d'euros, sur lesquels l'Etat garantit 16 millions.
Le deuxième projet de loi, adopté par 58 voix pour et 2 contre, porte sur les aides que peuvent demander les entreprises pour faire face à la hausse des prix de l'énergie. Les coûts devront pouvoir être compensés. L'Union européenne a déjà donné son accord à cette mesure, de sorte que ces subsides n'enfreignent pas le droit de la concurrence européen.
Le député des Piraten, Sven Clement, salue le fait que ces mesures sont ciblées, mais trouve qu'il aurait fallu miser davantage sur la durabilité.