
Alors que la direction d'ArcelorMittal a réfuté ces allégations vendredi, les communes de Differdange et de Sanem ne sont pas du même avis. Les autorités locales ont demandé des explications concernant les déchets déversés depuis 2007 et ont affirmé qu'aucune autorisation ne sera délivrée avant la publication de réponses concrètes à leurs interrogations par le géant de l'acier.

Ali Ruckert, conseiller communal à Differdange, affirme que même si la nouvelle est à nouveau dans les médias, il s'agit d'une situation qui dure depuis des années dans la région. Le site historique de la décharge a toujours été pensé pour l'industrie sidérurgique et ses déchets.
Comme les temps ont changé, ce qui était tolérable à l'époque ne l'est plus forcément de nos jours et c'est bien là le problème des questions qui restent sans réponse de la part d'ArcelorMittal. Le maire de Sanem Georges Engel a souligné que l'intervention des autorités locales a commencé en 2007 mais que les responsables communaux étaient toujours en attente de détails concernant la nature et la composition des déchets.
Deux ministères sont également visés par la critique et les responsables communaux leur reprochent de ne pas avoir le même son de cloche. La ministre de l'Environnement Carole Dieschbourg va-t-elle essayer de calmer les esprits en commission parlementaire la semaine prochaine ?
ArcelorMittal se défend par ailleurs de communiquer et de coopérer régulièrement avec le Gouvernement pour apporter plus de transparence au dossier. Son président Michel Wurth a qualifié la situation de "tempête dans un verre d'eau".
Ce à quoi Georges Engel a répondu que des déchets avaient été déposés sur le site controversé et que la situation nécessitait des analyses supplémentaires afin d'éviter de potentiels risques pour la santé ou l'environnement.
Le reportage en luxembourgeois: