
Telle est la position retenue lundi soir par le conseil communal d'Echternach.
La semaine dernière, la ministre de la Culture a annoncé par courrier aux autorités communales qu'elle réfléchissait au classement du site, où ont été découverts les vestiges du cloître de Saint Willibrord, au titre du patrimoine historique national.
Un classement qui inquiète certains édiles locaux, à commencer par le bourgmestre CSV, Yves Wengler, qui dit très clairement qu'il préfèrerait s'en tenir au projet prévu, à savoir la construction d'un parking souterrain, d'une surface commerciale avec restaurant et de logements, à l'endroit où s'élevait l'ancien hôtel "A la petite marquise" sur la Place du marché.
Mais les choses ne sont pas si simples.
La ministre de la Culture, Sam Tanson, a demandé la semaine dernière l'avis du conseil communal et là aussi, cela ne semble pas si facile. Nous avons besoin de faits, dit le bourgmestre.
"Nous ne pouvons pas donner de réponse à ce stade, parce que le classement, c'est une chose, mais ce qui se passe après le classement en est une autre. Tout cela n'est pas encore clarifié. J'ai bien eu une réunion avec Madame Tanson le 1er avril, au cours de laquelle nous avons parlé de différentes choses. Mais rien de cela ne figure dans le courrier que nous avons reçu la semaine dernière. Je pense qu'il s'agit de choses qui doivent être éclaircies et quand toutes ces choses seront sur la table, le conseil communal pourra passer à ce vote "en bonne et due forme.""
La ministre de la Culture, Sam Tanson, donne trois mois au conseil communal d'Echternach pour se prononcer.
Sa collègue de parti, la conseillère communale verte, Carole Zeimetz, souligne qu'il faut aborder la décision sur un classement avec tout le sérieux nécessaire. Il y a aussi la question financière. La mairie a déjà investi plus de cinq millions d'euros dans le projet prévu, mais elle est aussi consciente de sa responsabilité vis-à-vis de cet héritage historique.
La conseillère libérale, Carole Hartmann, comprend la position du bourgmestre et parle aussi de l'aspect financier. Mais en même temps, elle estime qu'il faut être fier des découvertes qui ont été faites. Selon elle, il est évident qu'à côté du ministère de la Culture, il faut solliciter celui du Tourisme, car ce secteur pourrait aussi profiter des vestiges archéologiques.
Le reportage en langue luxembourgeoise: