Association des agents pénitentiairesLes agents pénitentiaires demandent une meilleure formation

RTL Infos
Jeudi, le président de l'AAP, l'Association des agents pénitentiaires, Samir Djennas, était l'invité de la rédaction de RTL.

Avec la crise sanitaire, la situation n'est pas forcément plus tendue. Les restrictions pour les détenus ont été un peu plus importantes, mais c'était pour la protection de tous contre le Covid, a déclaré Samir Djennas sur RTL.

C'est pourquoi le président de l'AAP ne peut pas comprendre les critiques de l'ASBL "Eran, eraus an elo?", qui défend les droits des détenus. Elle avait critiqué la réduction drastique de la durée des visites, qui aurait un gros impact sur la santé mentale des prisonniers. Sur ce point, le président de l'AAP a dit que tout le monde a subi des restrictions pendant un certain temps, il faudrait juste penser aux maisons de retraite. Par ailleurs, tout a été fait pour maintenir autant que faire se peut, des visites. Par exemple par visioconférence ou par Skype.

Par ailleurs, Samir Djennas a expliqué qu'il y aurait un besoin de rattrapage au niveau de la formation des agents pénitentiaires. Ils sont actuellement classés comme ayant une carrière administrative avec la formation correspondante. Il y aurait peu d'ateliers ou de pratique sur le terrain. Il faudrait pourtant accorder plus de valeur à la formation pratique. Par exemple, la self-défense et que faire en cas d'incendie? Comment se comporter en cas de révolte?

Il y aurait bien un manque de personnel, selon Samir Djennas. Il y a un effectif d'un peu plus de 410 agents, dont les trois quarts sont vaccinés. Mais il faudrait encore en recruter plus de 200 en vue de l'ouverture du centre pénitentiaire d'Uerschterhaff.

L'idée du syndicat de police, qu'à l'avenir, les agents pénitentiaires assurent le transport des détenus, serait bonne dans son principe, mais là aussi se poserait la question du recrutement. Ils auraient précisément le même manque d'effectifs que la police. Par ailleurs, il faudrait aussi assurer aux gardiens la formation nécessaire, un parc automobile adapté et se poserait également la question du droit de porter une arme à l'extérieur de la prison et de conduire avec des gyrophares bleus.

Sur les 551 détenus actuellement hébergés à Schrassig, il y a seulement 26 femmes, dont seules 12 ont été condamnées. Cela rendrait compliqué de proposer plus d'ateliers divers pour femmes ou de créer des emplois spéciaux, parce qu'il n'y a pas de grosse demande. Mais cela va changer avec l'ouverture du centre d'Uerschterhaff, selon Samir Djennas.

Back to Top
CIM LOGO